Sarcophage

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Marie-Astrid Calmettes

« La représentation cosmologique du sarcophage d’Ourechnefer » (ENIM 10, , p. 25-50)

Le dessus du couvercle du sarcophage d’Ourechnefer, conservé au Metropolitan Museum of Art de New York sous le numéro d'inventaire 14.7.1b, est le support d’une représentation cosmologique unique à ce jour. L’espace délimité par le corps de la déesse Nout arc-boutée à l’image de la voûte céleste, est occupé par un immense cercle qui constitue le centre de la représentation. Il est surmonté par une figure féminine ouvrant les bras alors qu’il est soutenu par une paire de bras levés prenant appui sur une paire de jambes. Ce cercle, constitué d'un centre et de deux anneaux concentriques, représente non seulement l’Égypte et ses régions limitrophes mais aussi un espace mystérieux en relation avec l’au-delà et la régénération. L’ensemble de la représentation est, selon nous, une interprétation de la première heure du Livre du jour, illustrant la déesse Nout mettant au monde le soleil et donc le cosmos. Cette création iconographique, aux multiples niveaux de lecture, témoigne d’une conception du monde élaborée dans laquelle cosmogonie et cosmologie se rejoignent.


Karine Madrigal

« L’obélisque de Louqsor et le sarcophage d’Ânkhnesneferibrê » (ENIM 10, , p. 51-88)

Des papiers non publiés de Jacques-Joseph Champollion-Figeac conservés à Grenoble, aux Archives départementales de l’Isère, permettent de mettre en lumière de nouvelles informations à propos de l’expédition française de 1830 envoyée à Louxor, en Égypte, pour rapporter à Paris l’obélisque donné à J.-Fr. Champollion par Méhémet Ali. Pendant leur séjour à Thèbes, les officiers de l’équipe payèrent le drogman Youssouf Kashef pour l’extraction du sarcophage de la Divine Adoratrice Ânkhnesneferibrê à Deir al-Médîna. Il fut transféré en France par les officiers, avec l’obélisque, avec l’intention de le vendre au gouvernement français qui refusa la transaction. En 1836, sans que l’on sache comment, les officiers français purent vendre le sarcophage au British Museum.


Jérôme Gonzalez

« Le cercueil de Peniou. Musée national d’Histoire naturelle de Santiago du Chili (no inv. 11.160) » (ENIM 2, 2009, p. 109-128)

L’analyse du cercueil de Pȝ-n(y)-jw (XXXe dyn. – début de l’époque ptolémaïque ; Musée d’histoire naturelle de Santiago du Chili – MNHN 11.160) permet de mettre en lumière l’emploi d’une boiserie en trompe-l’œil originale et son rapport avec différents motifs religieux, notamment deux figures d’Anubis anthropomorphe adoptant la posture ksw.


Éloïse Noc

« Le sarcophage du musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun (no inv. 11.55) » (ENIM 7, 2009, p. 13-32)

Étude du sarcophage anthropomorphique n° inv. 11.55 du Musée d’Issoudun (France) (XXIe dynastie). Il appartient à une chanteuse d’Amon-Rê, roi des dieux, et musicienne du chœur de Mout, la Grande, maîtresse de l’Ichérou, dont le nom reste inconnu. Les inscriptions recouvrant le cercueil sont présentées, accompagnées d’une description iconographique.


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Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III