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ENiM 1 - 2008 (ISSN 2102-6629)

Sommaire


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1-6

Jérôme Gonzalez, « À propos d’une confusion tardive dans l’emploi de wnn (être) et wn (ouvrir)  »
Jérôme Gonzalez

Cet article est l’occasion de souligner qu’une combinaison de vignettes du Livre des Morts peut éclairer le contenu modifié d’une formule « canonique ». Ainsi, la substitution de wnn, « être, exister » par wn, « ouvrir », dans la formule 103 du LdM, relève de la proximité thématique des formules 91/92 et 103, reliées de façon iconique dans le P. Louvre E 17400.

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7-14

Bernard Mathieu, « Les Enfants d’Horus, théologie et astronomie  »
Bernard Mathieu

Une enquête menée sur les Enfants d'Horus (Hâpy, Douamoutef, Imséti et Qébehsénouf ) dans les Textes des Pyramides permet de mettre en relief leur véritable identité théologique, leurs fonctions essentielles, ainsi que les correspondants que les Égyptiens leur avaient attribués dans le ciel nocturne, au sein des constellations que nous nommons Orion et la Grande Ourse.

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15-28

Frédéric Servajean, « À propos du temps (neheh) dans quelques textes du Moyen Empire »
Frédéric Servajean

Les mentions du terme neheh sont analysées dans quelques textes du Moyen Empire. Ce terme y désigne le « temps », en tant que flux étroitement lié à l’éternité et l’immuabilité djet, ainsi qu’à la pratique de la Maât.

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ENiM 2 - 2009 (ISSN 2102-6629)

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1-8

Frédéric Rouffet, « Le « Venin éconduit » ou les dangers de son expulsion
(O. DeM 1046) »
Frédéric Rouffet

L’ostracon DeM 1046 présente une formule magique au texte surprenant. De fait, le médecin-magicien ne s’adresse pas seulement au venin mais également aux conduits du corps du patient ; ce qui témoigne d’une attention aux effets secondaires possibles du traitement appliqué au patient. Ce phénomène semble se retrouver dans d’autres textes, comme en témoignent notamment les deux parallèles des P. Turin 1993 et P. Chester-Beatty XI.

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9-23

Frédéric Servajean, « Le cycle du ba dans le Rituel de l’Embaumement P. Boulaq III, 8, 12-8, 16  »
Frédéric Servajean

L’analyse de quelques passages du Rituel de l’Embaumement (P. Boulaq III) permet de reconstituer le cycle du ba dans un contexte spécifique de momification et de comprendre la logique des traditions sur lesquelles il se fonde, résultant de l’observation minutieuse de la nature.

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25-52

Bernard Mathieu, « Les couleurs dans les Textes des Pyramides :
approche des systèmes chromatiques »
Bernard Mathieu

Les notions de « couleurs » dans l’Égypte ancienne doivent être appréhendées non pas isolément mais selon une approche structurale, à l’intérieur de systèmes complémentaires ou antinomiques. L’analyse du vaste corpus des Textes des Pyramides permet ainsi de mettre en évidence la spécificité et les implications idéologiques du rouge (décher), qui s’oppose aux trois autres couleurs « fondamentales » que constituent le noir (kem), le blanc (hedj) et le vert (ouadj).

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53-58

Christophe Thiers, « Le ciel septentrional ghr.t et le ciel méridional gb.t »
Christophe Thiers

Cette brève note lexicographique concerne le terme ghr.t, attesté par quelques exemples provenant des temples gréco-romains de la région thébaine et par le P. Carlsberg I, qui conduit à une traduction plus précise : « voûte céleste septentrionale ».

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59-65

Giuseppina Capriotti Vittozzi, « Domiziano, Funisulana Vettulla e la statua di Sethi I a Grottaferrata »
Giuseppina Capriotti Vittozzi

À l’Abbaye de Grottaferrata (Italie) sont visibles des fragments de reliefs égyptisants et la partie inférieure d’une statue de Séthi I. Celle-ci fut apportée à l’époque romaine et provient du temple de Rê à Héliopolis. La publication récente d’un catalogue des sculptures de l’Abbaye a été l’occasion de réfléchir sur le lieu d'origine et sur la signification de cette statue dans le milieu romain. L’existence d’une villa très importante dans les environs du château de Borghetto, où la statue a été trouvée, permet de proposer l'hypothèse qu’elle y était placée. Il est possible d’attribuer cette villa à L. Funisulanus Vettonianus, important personnage du temps de Domitien, qui était apparenté à Funisulana Vettulla, femme de C. Tettius Africanus, préfet d’Égypte sous Domitien.

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67-90

Stéphane Pasquali, « Données supplémentaires concernant les formes memphites d’Amon
au Nouvel Empire »
Stéphane Pasquali

Complément à l’inventaire des cultes d’Amon à Memphis datant du Nouvel Empire. Celui-ci comprend cinq formes supplémentaires, une liste des formes d’Amon «indéterminées» et un supplément aux formes d’Amon déjà connues. Cette note est suivie d'une liste des monuments d'origine memphite victimes de martelages à l’époque amarnienne.

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91-101

Ludovic Lefebvre, « Polybe, Ptolémée IV et la tradition historiographique »
Ludovic Lefebvre

Les historiens antiques et à leur suite, un grand nombre d'historiens modernes, ont sévèrement critiqué le quatrième souverain de l'Égypte hellénistique, Ptolémée Philopator, et au delà de la figure historique, leur jugement s'est naturellement focalisé sur le bilan de son règne. Cet état de fait tient en grande partie à la tradition transmise par Polybe et reprise par ses successeurs. Cependant, une remise en question de cette vision trop négative est perceptible depuis une quarantaine d´années grâce à une relecture des sources et à une analyse nouvelle des faits (dont certains inconnus des historiens de la première moitié du XXe siècle). Cet article propose de faire un point sur cette question.

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103-108

Vincent Razanajao, « La demeure de Min maître d’Imet. Un monument de Tell Farâoun réinterprété  »
Vincent Razanajao

Un nouvel examen de blocs de granite découverts à Tell Farâoun/Nebesheh par Petrie permet de préciser l’attribution du petit temple de l’ancienne ville d’Imet. Leur identification à deux montants de porte confirme la première impression que pouvait laisser la configuration des lieux, à savoir que le petit temple d’Imet ne serait pas la demeure de la déesse principale, Ouadjet dame d’Imet, mais celle de Min. L’époque à laquelle remonte ce temple, parfaitement daté par un dépôt de fondation du roi Amasis (XXVIe dyn.), correspond à celle où le dieu Min d’Imet apparaît dans la documentation.

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109-128

Jérôme Gonzalez, « Le cercueil de Peniou. Musée national d’Histoire naturelle de Santiago du Chili (no
 inv. 11.160) »
Jérôme Gonzalez

L’analyse du cercueil de Pȝ-n(y)-jw (XXXe dyn. – début de l’époque ptolémaïque ; Musée d’histoire naturelle de Santiago du Chili – MNHN 11.160) permet de mettre en lumière l’emploi d’une boiserie en trompe-l’œil originale et son rapport avec différents motifs religieux, notamment deux figures d’Anubis anthropomorphe adoptant la posture ksw.

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129-154

Dimitri Meeks, « Une stèle de donation de la Deuxième Période intermédiaire  »
Dimitri Meeks

La stèle Madrid 1999/99/4 est republiée, accompagnée d’un commentaire philologique et historique. Il s’agit en fait d’une stèle de donation, la plus ancienne actuellement connue et datant d’un roi de la fin de la XIIIe dynastie nommé Séhéqa-en-Rê Séankhi-Ptah. Une bibliographie mise à jour de toutes les stèles de donation connues est donnée en appendice à l’article.

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155-163

Jean-Claude Grenier, « Une statuette d'Amon-Ammôn »
Jean-Claude Grenier

Publication d’un petit bronze inédit (Égypte, époque ptolémaïque ?) montrant Ammôn coiffé de la couronne d’Amon et tenant un sceptre ouas. En appendice, la publication d’une tête en marbre d’Ammôn (Égypte, IIe s. ap. J.-.C.).

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ENiM 3 - 2010 (ISSN 2102-6629)

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1-21

Frédéric Servajean, « L’« héritier du temps ». À propos de l’épithète jwʿw nḥḥ »
Frédéric Servajean

L’épithète jwʿw nḥḥ, l’ « héritier du temps », renvoie essentiellement à Osiris ou à la divinité solaire dans certains de ses aspects. Il s’agit d’une divinité qui se régénère périodiquement en débutant régulièrement un nouveau cycle temporel neheh annuel ou diurne.

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23-42

Isabelle Régen, « Une brique magique royale. Birmingham 1969 W 478 »
Isabelle Régen

Publication d’une brique magique occidentale anonyme conservée au musée de Birmingham (1969 W 478). Après examen, il apparaît que la brique n’était pas anonyme dès sa conception mais que le nom du bénéficiaire a été perdu. En dépit de la perte de la séquence nominative, l’étude typologique et textuelle de la brique permet de conclure que cet objet appartenait à un roi. La datation demeure incertaine.

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43-51

Marguerite Erroux-Morfin, « Sombre chélidoine, glauque printemps »
Marguerite Erroux-Morfin

Quelques remarques concernant le fragment d’Athénée de Naucratis, Deipnosophistae XV, 677, en particulier la plante Chelidonium. Chelidonium corniculatum (L.) qui, en raison de la coloration sombre de ses feuilles, annonce la mort d’Antinoos.

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53-66

Thierry Bardinet, « La contrée de Ouân et son dieu »
Thierry Bardinet

Deux formules magiques tirées d’un texte médical du début du Nouvel Empire mentionnent un dieu surnommé par les Égyptiens « celui de l’étranger », apparemment lié à une fédération de tribus appartenant au groupe des Shosou. Ce dieu était adoré dans une contrée étrangère appelée Ouân, que l’on peut situer en Édom. Dieu unique particulièrement violent, il était identifié dans la phraséologie magique égyptienne au dieu Bébon, forme séthienne du dieu Thot.

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67-75

David Klotz, « Two Curious Orthographies for Khepri »
David Klotz

Analyse de deux orthographes non reconnues auparavant du nom Khepri. Le premier exemple est généralement écrit « gorge et œil », la lecture repose pratiquement entièrement sur le contexte. Le second est le trigramme bien connu « lotus-lion-bélier», qui pourrait designer Khepri comme le pendant logique d’Atoum, le dieu représenté dans l’autre trigramme.

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77-107

Bernard Mathieu, « Mais qui est donc Osiris ? Ou la politique sous le linceul de la religion »
Bernard Mathieu

L’invention de la figure osirienne et de sa théologie, probablement au début de la Ve dynastie, fut un événement considérable dans l’histoire égyptienne, dont l’impact dépassa même le cadre strict de l’État pharaonique. On tente de montrer ici que les Textes des Pyramides, dans un grand nombre de formules, permettent de préciser les modalités institutionnelles et les motivations politiques de l’instauration et de la diffusion de la doctrine osirienne.

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109-136

Catherine Defernez, « Quatre vases Bès provenant de Tell el-Herr (Nord-Sinaï). »
Catherine Defernez

Les vases à figuration de Bès sont, à ce jour, notablement attestés dans les contextes stratigraphiques de Tell el-Herr (situé dans la partie septentrionale de la péninsule sinaïtique), qu’ils soient de nature domestique, militaire ou cultuelle. Leur pérennité sur plusieurs décennies d’occupation du site permet dorénavant une classification fine des vaisselles spécifiques de la période qui nous intéresse ici : la période qui s’échelonne du milieu du Ve siècle au premier quart du IVe siècle av. n.è. Parmi les formes identifiées, certaines d’entre elles se démarquent, outre par leur décor, par leur profil atypique. Cette contribution met en avant quatre vases dont la rareté des témoignages tant en Égypte que dans les territoires limitrophes, tout comme le degré de raffinement avec lequel ces vases furent confectionnés, incitent à supposer que leur genèse participe peut-être d’un répertoire autre que celui de la céramique. Certaines caractéristiques autorisent des connexions avec le répertoire de la vaisselle d’apparat en métal, en pierre, ou en terre cuite.

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137-165

Mission égypto-française d’Atfih (MEFA), « Atfih, la zone centrale de l’Hésateum (zone A). Travaux dans la nécropole des vaches sacrées (1) »
Mission égypto-française d’Atfih (MEFA)

Description de la partie centrale de la Nécropole des vaches sacrées Hésat d’Atfih, ancienne capitale de la 22e province de Haute-Égypte, l’une des Aphroditopolis de l’époque grecque. La MEFA a dégagé la zone anciennement fouillée par Ahmed Moussa pour le compte du CSA, composée de deux sarcophages de vaches, datés de la fin de l’époque dynastique ou du début de la période ptolémaïque. Les structures abritant les sarcophages utilisent des bocs provenant d’un édifice plus ancien, appartenant probablement à Osorkon l’Ancien (XXIe dynastie).

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167-176

Anaïs Tillier, « Notes sur l’icherou »
Anaïs Tillier

À la suite des brillants travaux de S. Sauneron et J. Yoyotte sur l’icherou, cet article revient sur certains aspects. Des textes du temple d’Hathor à Dendera mettent en lumière le rôle rituel de « faire un icherou », dans le cadre de l’apaisement de la Déesse Lointaine et du retour de la crue. Un émissaire de Sekhmet, appelé le « Faiseur-d’icherou », pourrait remplir la même fonction : apaiser la déesse et lui offrir un lieu propice à la naissance de sa progéniture. L’origine naturelle de l’icherou est liée à la crue, comme le rapportent les récits mythologiques sur le creusement du lac de Mout à Karnak. Le lac fait référence aux mares d’eau apparaissant à la lisière du désert, avant le gonflement du fleuve. Ce phénomène correspond à la fonction mythologique de l’icherou dans l’apaisement et le retour de la Déesse Lointaine, avant l’arrivée de la crue.

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177-187

Dimitri Meeks, « Un dicton méconnu (Stèle Turin N 50049) »
Dimitri Meeks

La stèle Turin N 50049, dédiée à Amenhotep Ier divinisé, comporte, outre un petit hymne qui lui est adressé, un dicton dont la traduction présente de nombreuses difficultés. L’ensemble du texte est examiné en détail, traduit et commenté, afin de replacer le dicton dans son contexte.

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189-192

Nicolas Manlius, « Un animal représenté sur une étiquette de Nagada III. Oryctérope ou fennec ? »
Nicolas Manlius

Une étiquette en ivoire reliée à une jarre provenant de la tombe du roi Scorpion, à Abydos, et datant de Nagada III, est le support d’une gravure représentant un animal énigmatique. Cet animal a déjà été désigné comme étant un oryctérope, Orycteropus afer, car il possède indubitablement des caractères anatomiques appartenant à cette espèce. Toutefois, il présente également des caractères anatomiques de fennec, Fennecus zerda. Cette dernière possibilité d’interprétation en ferait alors la seule représentation connue à ce jour de fennec en Égypte pour les époques prédynastique et pharaonique.

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193-213

Nagwa Arafa, « La stèle de Pahérypedjet au Musée égyptien du Caire »
Nagwa Arafa

Étude de la stèle de Pahérypedjet conservée au Musée du Caire et de quelques titres qui y sont mentionnés.

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ENiM 4 - 2011 (ISSN 2102-6629)

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1-37

Frédéric Servajean, « Le conte des Deux Frères (1). La jeune femme que les chiens n’aimaient pas »
Frédéric Servajean

Le conte des Deux Frères a toujours posé problème à ses commentateurs. On sait, depuis la publication du P. Jumilhac par J. Vandier, qu’il faut le mettre en relation avec les XVIIe et XVIIIe nomes de Haute-Égypte. Une analyse tenant compte plus systématiquement des dieux, des rites et des interdits mentionnés dans le P. Jumilhac permet de mieux cerner sa signification.

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39-49

Bernadette Menu, « Les ouchebtis de Neskhons, entre droit et croyances »
Bernadette Menu

Cet article a pour but de donner une interprétation nouvelle des tablettes Rogers et Mac Cullum, sur la base d’une analyse proprement juridique. Il offre par conséquent un point de vue différent sur le rôle des chaouabtis/ouchebtis dans les croyances funéraires.

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51-79

Sydney H. Aufrère, « Dans les marécages et sur les buttes. Le crocodile du Nil, la peur, le destin et le châtiment dans l’Égypte ancienne »
Sydney H. Aufrère

Cet article traite des structures spécifiques relatives aux croyances se rapportant au crocodile du Nil (Crocodylus niloticus Laurenti 1768), une espèce commune à tout le bassin versant du Nil et qui incarne le châtiment divin. Après avoir dressé un arrière-plan hiéroglyphique, lexical, anthropologique et religieux relatif au crocodile, l’auteur souligne, à travers une sélection de sources hiéroglyphiques, grecques et latines, l’existence de plusieurs paradoxes. Le saurien est considéré de deux façons antagonistes : 1°) comme un animal qui cause soit une mort divinisante, soit une mort dénonçant la culpabilité de la victime ; 2°) comme un animal qui incarne des forces divines négatives et dont l’éradication est nécessaire, car il est à l’origine de multiples accidents. Des comparaisons avec l’univers des représentations malgaches et dogons au sujet de ce saurien suggèrent l’existence de structures parallèles de condamnations par le destin personnifiées par Crocodylus niloticus.

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81-90

Sébastien Biston-Moulin, « De Sésostris Ier à Kamosis. Note sur un remploi de Karnak »
Sébastien Biston-Moulin

Cet article est consacré au remploi d’un jambage de porte en calcaire dur au nom de Sésostris Ier ayant servi de support pour graver la deuxième stèle de Kamosis découverte en 1954 à Karnak. Un réexamen de la stèle au Musée de Louqsor et une plaque de verre des archives du Cfeetk (CSA/USR 3172 du Cnrs) datée de 1956 qui montre la stèle dans un meilleur état de conservation ont permis de lever une partie des difficultés de lecture signalées et de proposer une nouvelle identification des divinités représentées sur le jambage. Le dieu Amon et une déesse (que les restes du nom invitent à identifier à Mout ou Nekhbet) allaitant Sésostris Ier sont représentés sur le premier registre et la déesse Bastet conférant la vie au roi est présente sur le deuxième registre. Un examen des différents éléments à même de préciser la localisation d’origine de ce jambage et les événements ayant conduit à son remploi par Kamosis viennent conclure cette étude.

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91-102

Jennifer Romion, « Des Égyptiens portant un baudrier libyen ? »
Jennifer Romion

Depuis plus de 7000 ans, le baudrier croisé est un élément distinctif de la culture libyco-berbère. Symbole de suprématie sociale et guerrière, il est encore aujourd’hui fièrement arboré par les Touaregs. Alors, confronté à un baudrier similaire porté par Pharaon et ses sujets, la question se pose de savoir s’il s’agit du même vêtement et, le cas échéant, quelle est sa raison d’être en Égypte ancienne ?

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103-106

Mey Zaki, « Une table d’offrandes conservée au Musée de l’agriculture du Caire
(inv. 1354) »
Mey Zaki

Étude d’une table d’offrandes en calcaire, exposée au Musée de l’agriculture égyptienne ancienne à Dokki, enregistrée sous le no 1354. Elle provient probablement de Deir el-Médineh et appartient au serviteur de la place de vérité Houy qui a vécu pendant la période Ramesside.

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107-136

Anne-Sophie von Bomhard, « Le Naos des Décades. Puzzle archéologique et thématique »
Anne-Sophie von Bomhard

Le Naos des Décades, dédié au dieu Chou, est un monument unique par sa collection de textes originaux et par la décoration extérieure de ses parois, consacrant une case a chacune des décades de l’année égyptienne. Chaque case montre cinq vignettes accompagnant un petit commentaire qui a été qualifié d’« astrologique », et qui diffère à chaque décade. Ces notices font intervenir un « grand dieu », dont l’action vise à détruire les populations ennemies, elles semblent de nature plus mythologique qu’astrologique, et leur ensemble pourrait constituer l’un de ces « Livres de Chou » que le dieu confie à Sekhmet, faisant le décompte de ceux que la déesse et sa troupe de décans doivent éliminer. La place du monument dans l’astrologie égyptienne est discutée : alors que le commentaire concerne des populations entières, les vignettes et leurs légendes intéressent le destin individuel et semblent relier le résultat du jugement divin et donc l’avenir du ka à la position des astres dans le ciel. À cet égard, le monument pourrait refléter, ou être le précurseur des systèmes astrologiques prédisant le devenir d’après la position variable des planètes, du soleil et des décans selon les heures.

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137-158

Bernard Mathieu, « Seth polymorphe : le rival, le vaincu, l’auxiliaire »
Bernard Mathieu

Le dieu Seth, comme l’illustrent bien les Textes des Pyramides, est une figure polysémique. Cette spécificité tient essentiellement à ce qu’au Seth « ancien », le dieu de Noubet (Ombos, Nagada), protagoniste avec l’Horus de Nékhen (Hiéraconpolis) du mythe fondateur de la constitution de l’État pharaonique, s’est superposé un nouveau Seth héliopolitain, l’agresseur d’Osiris. Les théologiens-théoriciens du pouvoir ont délibérément joué sur cette homonymie afin de stigmatiser toute forme de contestation politique.

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159-196

Jérôme Gonzalez, « Maltais, trophè, ktèsios... Remarques autour des figurines de chien en terre cuite d’Égypte »
Jérôme Gonzalez

Le présent article se propose d’identifier la valeur emblématique des terres cuites de chiens maltais fabriqués en Égypte. Une origine iconographique propre au monde gréco-romain a été confirmée (dès le VIe-Ve siècle av. J.-C.). Ensuite, il s’est agit de se demander comment ces objets de consommation courante ont pu être « lisibles » dans l’Égypte grecque et romaine. La docilité et la trophè infantile initialement évoquées par le chien maltais sont réinvesties dans le jeu des rapports sociaux présidés par la notion de « parentalisation ». À cela s’ajoute la valeur d’approvisionnement alimentaire au cœur des mécanismes communautaires. Le réinvestissement est tel, que sous l’Empire, le chien maltais plus souvent individualisé qu’associé à l’enfant-dieu Karpocrate / Harpocrate, passe de qualificatif (statut de la prime enfance) à entité pleinement autonome. En ce sens, la terre cuite de chien maltais pourra intégrer les foyers (ktésios), les greniers à blé (anatropheus), les fortins (trophè militaire)…

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197-232

Frédéric Servajean, « Le conte des Deux Frères (2). La route de Phénicie »
Frédéric Servajean

Le deuxième épisode du conte des Deux Frères a lieu en Phénicie. Cette région est présentée comme une sorte de monde funéraire dans lequel Bata meurt et retourne à la vie. La structure est la même que pour le premier épisode.

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233-272

Alain Dautant, « Le cercueil d’Iténéferamon au musée d’Aquitaine »
Alain Dautant , Thomas Boraud, Bernard Lalanne

Le cercueil de Jt-nfr-Jmn, connu grâce aux publications de J.-Fr. A. Perrot, est conservé au Musée d’Aquitaine à Bordeaux (Mesuret-8590). Sa décoration est semblable au cercueil de Tayouheret et, secondairement, à celui de Masaharta, découverts tous les deux dans la première cachette de Deir el-Bahari. L’organisation horizontale du décor intérieur et les frises sur les bords extérieur et intérieur de la cuve rappellent les cercueils de Soutymès, Séramon et Masaharta. Ces détails apparaissent spécifiquement sur les cercueils du début de la XXIe dynastie dont le cercueil de Jt-nfr-Jmn est un remarquable exemplaire. Une inhumation vers 1070-1060 av. J.-C. est proposée.

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273-290

Charlène Cassier, « Fouilles à Atfih au début du XXe
 siècle »
Charlène Cassier

Rappel historique, analyse et essai d'identification des diverses fouilles entreprises à Atfih au début du XXe siècle. Quelques informations relatives à l'histoire et l'organisation du site sont mises en exergue.

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ENiM 5 - 2012 (ISSN 2102-6629)

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1-6

Mona M. R. El-Sayed, « A Fragmentary Faience Statuette in the Oriental Museum Durham University »
Mona M. R. El-Sayed

Publication d’une statuette fragmentaire d’Amenmes, fils de Paouia (fin de la XIXe dynastie et début de la XXe), conservée à l’Oriental Museum, Université de Durham. Cet objet complète le dossier de ce personnage déjà bien connu.

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7-18

Ludovic Lefebvre, « Les Arsinoé de la Grèce continentale et insulaire au IIIe siècle av. J.-C. Un exemple de Métonomasie »
Ludovic Lefebvre

Au IIIe siècle avant Jésus-Christ, plusieurs cités de Grèce décidèrent d’adopter le nom d’une souveraine égyptienne d’origine macédonienne. Deux souveraines furent concernées : Arsinoé II Philadelphe et Arsinoé III Philopator. L’acte de changer de nom – la métonomasie – n’était pas un acte anodin pour ces cités ancestrales ; les facteurs qui y préludèrent et les conséquences qui en résultèrent sont étudiés dans cet article.

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19-30

Bernadette Menu, « Le papyrus du Brooklyn Museum n° 35.1446
 et l’immigration syro-palestinienne sous le Moyen Empire »
Bernadette Menu

Le but de l’article est à la fois de présenter une synthèse générale du contenu du papyrus du Brooklyn Museum n° 35.1446 et de préciser le statut des quelque 95 personnes qui figurent sur la liste du verso. Il s’avère que celles-ci sont toutes d’origine syro-palestinienne et que leur venue en Égypte s’inscrit dans le cadre d’une politique d’immigration soutenue par les rois des XIIe-XIIIe dynasties.

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31-37

David Klotz, « Articulata Forma Dei. A Cosmic Epithet from Esna and Medinet Habu
 »
David Klotz

Analyse d’une épithète obscure provenant du temple d’Esna. Deux nouvelles attestations permettent la traduction suivante : « la voûte céleste n’est qu’une partie de lui / d’elle » (gb.t ?y ?.t jm=f / jm=s). Des expressions semblables se rapportant aux membres divins sont également analysée.

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39-60

Janie Chun Hung Kee - Hassanein, « De Khaset-Dep à Khaset-Tep : étude toponymique »
Janie Chun Hung Kee - Hassanein

Les temples gréco-romains de Thébaïde, d’Edfou et de Dendara, font occasionnellement état de graphies Khaset-DP / Khaset-TP pour évoquer la Haute et la Basse-Égypte. L’étude des sources montre que l’on a affaire à un toponyme unique, se référant, dans les deux cas, à Dep de Bouto (Tep en démotique) ; appliqué au Sud, il procède d’une transposition de géographie sacrée du Nord sur le Sud, explicitement établie par le contexte général des documents. Excursus : présentation synoptique de listes géographiques énumérant des déesses Hathor.

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61-71

Sébastien Biston-Moulin, « Le roi Sénakht-en-Rê Ahmès de la XVIIe dynastie »
Sébastien Biston-Moulin

Publication de deux éléments d’une porte de grenier au nom du roi Sénakht-en-Rê Ahmès récemment découverts près du temple de Ptah à Karnak. Les éléments mis au jour permettent de préciser l’identité de ce roi de la XVIIe dynastie dont seul le nom de couronnement était connu par des listes royales posthumes et de lever définitivement les incertitudes concernant son nom de naissance : Ahmès. Les désignations Sénakht-en-Rê Taâ Ier et Sénakht-en-Rê Siamon doivent donc aujourd’hui être abandonnées. La proposition d’identification de la tombe de ce roi dans le rapport de la commission d’enquête ramesside du Papyrus Abbott doit également être écartée. Il n’y a qu’un seul roi dont le nom de naissance est Taâ : Séqen-en-Rê. Le nom de fils de Rê de Sénakhat-en-Rê conduit à rattacher ce roi à la famille royale ahmoside de la fin de la XVIIe dynastie et du début de la XVIIIe dynastie dont il est à ce jour le plus ancien représentant connu. Enfin, les documents qui ne portent que le nom de fils de Rê « Ahmès » peuvent désormais être attribués soit à Sénakht-en-Rê Ahmès, soit à Neb-Pehety-Rê Ahmosis.

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73-102

Anne-Sophie von Bomhard, « Ciels d’Égypte. Le « ciel du sud » et le « ciel du nord » »
Anne-Sophie von Bomhard

Depuis les temps anciens jusqu’aux périodes tardives, les Anciens Égyptiens, pour décrire le ciel, distinguaient le « ciel du sud » et le « ciel du nord », aussi bien dans les textes que dans l’iconographie. Les représentations de la voûte céleste qui apparaissent sur des plafonds ou des couvercles de sarcophages permettent d’identifier les astres principaux du ciel dit « méridional » comme étant ceux qui se déplacent sur l’écliptique avec, essentiellement, les étoiles-décans qui balisent le parcours quotidien et annuel du soleil. Le ciel « septentrional », quant à lui, est le domaine des constellations boréales, visibles toute l’année et, pour cette raison, dénommées par les Égyptiens « Celles qui ne connaissent pas la destruction ». L’opposition « spatiale » s’accompagne d’une opposition « mythologique » : les constellations du ciel du nord sont liées à l’idée d’immortalité car on ne les voyait jamais disparaître dans la Douat. À l’inverse, les ensembles stellaires situés plus au sud, dont les prototypes sont Sirius et Orion, qui sont absents du ciel un certain temps au cours de l’année, sont comparés aux vivants : ils « vivent » lorsqu’ils brillent au firmament, et « meurent » lors de leur invisibilité, qui est ressentie comme un séjour dans la Douat. Ces observations expliquent de nombreuses allusions retrouvées dans les Textes de Pyramides.

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103-113

Frédéric Servajean, « Le conte des Deux Frères (3). À propos de l’expression kȝ.t tȝḥw.t »
Frédéric Servajean

Analyse lexicographique du terme tȝḥw.t dans l’expression kȝ.t tȝḥw.t mentionnée dans le conte des deux frères.

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115-117

Fabien Hertier, « Deux mentions du prænomen d’Akhénaton
dans une encyclopédie byzantine du Xe siècle  »
Fabien Hertier

L’encyclopédie byzantine de Suidas (Souda), du Xe siècle, nous offre, sous la forme « Nephersôphris », la seule attestation connue du prænomen d’Akhénaton dans les sources grecques. Cette mention de l’hérétique en plein Moyen-Âge, prenant l’aspect d’un court proverbe évoquant sa légende noire, prouve que le souvenir du pharaon d’Amarna avait bel et bien survécu, de manière obscure, à travers plus de deux mille ans d’histoire.

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119-131

Jérôme Rizzo, « L’exclusion de Dw de l’espace sacré du temple  »
Jérôme Rizzo

Forme superlative de l’impur dans le lexique de l’Égypte ancienne, Dw constitue à ce titre une expression majeure du mal. Il n’est alors guère surprenant qu’un véritable arsenal soit disposé sur les points stratégiques du temple égyptien, incarnation des notions de pureté et de sacré, afin de maintenir cette menace hors du temenos.

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133-149

Stéphane Pasquali, « Trois fonctionnaires memphites du Nouvel Empire »
Stéphane Pasquali

Publication de deux fragments de reliefs provenant de la nécropole de Memphis du Nouvel Empire. Les inscriptions de ces blocs mentionnent un prêtre du temple de Ptah (du terrain-baH) datant de la fin de la XVIIIe dynastie, Ipy, son frère anonyme et un autre fonctionnaire anonyme du « temple de Ramsès II uni-à-la-maât-de-Ptah dans le domaine d’Hathor », peut-être le gouverneur de Memphis Amenhotep-Houy (époque de Ramsès II).

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151-165

Alexandra Nespoulous Phalippou, « L’amnistie décrétée en l’an 21 de Ptolémée Épiphane (185/184 a. C.) »
Alexandra Nespoulous Phalippou

Deux sources mettent en évidence la proclamation d’une amnistie pénale en l’an 21 du règne de Ptolémée Épiphane et éclairent d’un jour nouveau la politique de pacification développée par ce souverain : il s’agit d’un passage du décret sacerdotal daté de l’an 23 de Ptolémée Épiphane (stèle Caire RT 2/3/25/7, l. 19 20 ; stèle Caire JE 44901, l. 11 12) et d’ordonnances royales contenues sur un papyrus grec (C. Ord. Ptol. n° 34 = P. Kroll + P. Palau Rib. inv. 172a et b) que nous proposons également de dater de l’an 21 d’Épiphane.

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167-194

Catherine Grataloup, « Céramiques calcaires d’époque perse et des dernières dynasties indigènes
à Thônis-Héracléion »
Catherine Grataloup

Les recherches sur le site immergé de Thônis-Héracleion, dans la zone occidentale du Delta du Nil, ont permis de mettre au jour une série de céramiques fines appartenant à une production égyptienne. Ces vases à liquide, issus de secteurs caractérisés par des occupations qui concernent la période achéménide et les dynasties indigènes, présentent des caractéristiques typologiques qui ne les rattachent pas au Corpus égyptien. En revanche, la comparaison avec certaines céramiques néo-assyriennes permet de suggérer des concordances typologiques. Cet article signale des rapprochements avec du matériel de Saqqâra et de Tell el-Herr (partie septentrionale de la péninsule sinaïtique). En annexe est présenté un vase Bès en métal qui par son profil se rapproche des vases en céramique de l’article, mais qui par son décor est assez singulier. Par ailleurs, mention est faite d’un type d’amphore de table peinte importée régulièrement associée aux contextes des céramiques calcaires présentées.

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195-213

Anaïs Martin, « L’embaumeur est-il « out » ( ) ? »
Anaïs Martin

Alors que le terme « out » désigne couramment l’embaumeur, certains indices trouvés sur les parois des tombes de l’Ancien Empire tendent à montrer que la charge du out est plus vaste qu’il n’y paraît. En effet, l’étude des scènes de procession funéraire et de présentation des offrandes, ainsi que de la titulature des propriétaires des tombes suggère que la fonction du out dépasse le cadre de la momification pour englober tout le processus de ritualisation du défunt.

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215-255

Sandra L. Lippert, « L’étiologie de la fabrication des statuettes osiriennes au mois de Khoiak
et le Rituel de l’ouverture de la bouche d’après le papyrus Jumilhac »
Sandra L. Lippert

La légende de la découverte de la tête tranchée d’Osiris à Nedjit par Anubis et de l’ouverture de sa bouche afin de lui faire divulguer les endroits où il faut chercher les membres dispersés du dieu est racontée dans le papyrus Jumilhac en cinq versions plus ou moins circonstanciées. Une nouvelle compréhension de ces passages permet d’y reconnaître l’étiologie de la fabrication de statuettes osiriennes en argile lors des festivités du mois de Khoiak et éclaire les pratiques locales de Hardaï, non mentionnées dans le long texte du « Rituel de Khoiak » à Dendara.

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257-283

Franck Monnier, « Quelques réflexions sur le terme « jnb » ,  »
Franck Monnier

Cet article propose de nouveaux éléments de réflexion concernant le substantif jnb, ainsi qu’une discussion sur l’origine de l’idéogramme qui lui est associé. Les chercheurs ne s’accordent pas encore tous sur sa signification, et sa présence dans un texte est souvent interprétée comme la volonté d’évoquer une fortification ou un mur d’enceinte. L’analyse d’une sélection de documents permet d’affiner la compréhension de ce terme architectural.

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286-314

François René Herbin, « La tablette hiéroglyphique MMA 55.144.1 »
François René Herbin

Étude de la tablette en calcite MMA 55.144.1, portant sur chacune de ses faces neuf lignes d’un texte religieux écrit en caractères hiéroglyphiques. Elle est au nom d’un certain Hor-p(a)-âa fils de Djehouty-her, qui occupait comme son père d’éminentes fonctions dans le clergé de Thot à Hermopolis, probablement à l’époque ptolémaïque. L’un comme l’autre sont inconnus par ailleurs dans la documentation locale. L’originalité de l’inscription, qui intègre quelques extraits du Livre de parcourir l’éternité, réside dans la manière dont est traitée la relation entre le défunt et Osiris, en associant étroitement le titulaire de la tablette aux rites de renaissance du dieu au mois de Khoiak.

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ENiM 6 - 2013 (ISSN 2102-6629)

Sommaire


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1-26

Bernard Mathieu, « Horus : polysémie et métamorphoses »
Bernard Mathieu

À l’instar du théonyme « Seth », le théonyme « Horus » est éminemment polysémique. Fondé sur l’analyse de plus de 900 attestations dans les Textes des Pyramides, cet article tente de classifier les différents référents théologiques, depuis le modèle archaïque, à portée historiographique, d’Horus de Hiéraconpolis jusqu’à l’élaboration de la figure d’Horus l’enfant héritier de son père Osiris. Au-delà du discours religieux, comme toujours, se laissent deviner les évolutions d’une pensée politique et les lourdes implications idéologiques de la diffusion du dogme osirien.

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27-32

Khaled El-Enany, « Une statuette privée d’Atfih »
Khaled El-Enany

Publication d’une statuette privée découverte en 1991 lors des fouilles du Conseil Suprême des Antiquités à Atfih et conservée actuellement dans le magasin archéologique du site. Des détails stylistiques et épigraphiques de cette statuette fragmentaire assise permettent de la dater du début du Nouvel Empire. Les textes conservent une formule d’offrandes adressée à Hathor maîtresse d’Atfih – première occurrence sur un monument découvert in situ – au profit de son dédicant Hor, dont la lecture des deux titres est malheureusement lacunaire et incertaine.

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33-78

Thierry Bardinet, « Osiris et le gattilier »
Thierry Bardinet

Du lointain Orient, les Égyptiens ont importé une plante et sa graine qui étaient réputées avoir des vertus anaphrodisiaques et qui leur paraissaient, de ce fait, avoir des propriétés anti-séthiennes. Vouées pour cette raison à Osiris, elles furent employées pour assurer la protection de la momie contre le dieu Seth mais aussi pour protéger le médecin qui affrontait les démons des maladies ligués par ce dieu et mis au service du redoutable dieu Khonsou.

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79-91

Frédéric Servajean, « Le ciel de Sinouhé et l’apaisement de Sésostris »
Frédéric Servajean

Analyse d’un thème littéraire – le ciel de Sinouhé –, thématisé à plusieurs endroits du conte de Sinouhé.

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93-122

Sydney H. Aufrère, « Serpents, magie et hiéroglyphes »
Sydney H. Aufrère

La présente communication traite d’un petit groupe de sept cippes d’Horus d’époque libyenne, dont certains proviennent sûrement de Thèbes. À l’avant de la stèle, sur la plinthe, sous l’habituelle représentation d’Horus en relief empoignant les animaux dangereux et piétinant les crocodiles, s’étend une scène en deux dimensions. Elle évoque le dieu-adolescent Ched-le-Sauveur montant un char lancé dans le désert, mené par un Bès-aurige, et dont l’attelage – deux griffons monstrueux – culbute des crocodiles agressifs tandis que Ched décoche des flèches sur un ensemble de bêtes nuisibles, notamment un nombre variable de serpents longs (Élapidés et Colubridés) ou courts (Vipéridés). À ces serpents correspond un éventail de noms magiques différents, quatorze au total. L’examen permet de conclure que ces appellations se rapporteraient, plutôt qu’à des noms de serpents, à une diversité de dangers spécifiques causés par les serpents que l’on souhaiterait conjurer en s’adressant au dieu. Il s’y ajoute une série de remarques au sujet de la stèle du Musée Pouchkine I.1a.4492 (1899), qui, en dépit de l’absence de scènes similaires à celles du groupe précédent, pourrait éclairer d’un jour nouveau certaines croyances thébaines se rapportant aux serpents.

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123-137

Nikolaos Lazaridis, « Physical Characterization in Ancient Egyptian Narrative Literature »
Nikolaos Lazaridis

Les descriptions de l’apparence physique des personnages sont partie intégrante de la « caractérisation » dans l’écriture littéraire. Les auteurs de l’Ancienne Égypte étaient très économes dans l’utilisation de telles descriptions. Quand de tels passages étaient insérés dans leurs histoires, ils fonctionnaient comme des dispositifs littéraires contribuant à la « caractérisation », aussi bien qu’au déploiement de la trame narrative et aidait le public à mieux comprendre les actions des personnages. Dans cet essai sont identifiées les références au physique des personnages littéraires dans un corpus de récits égyptiens choisis, comme les contes du P. Westcar ou l’histoire de Sinouhé, et elles sont examinées comme des éléments stylistiques de l’écriture narrative égyptienne dans le cadre de la théorie littéraire. Par cette étude, on essaye d’éclairer quelque peu la manière dont ces récits furent composés et rendus séduisants à leur public.

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139-158

Laurie Rouvière, « Bata, seigneur de Saka. Dieu bélier ou dieu taureau ? »
Laurie Rouvière

Bata, seigneur de Saka et héros du célèbre conte des Deux Frères, est une divinité du panthéon égyptien dont la nature animale reste difficile à cerner. En effet, il semble avoir primitivement revêtu la forme d’un bélier avant de se transformer en taureau au cours du Nouvel Empire. Toutefois, un nouvel examen de la documentation généralement attribuée à ce dieu, associé à l’étude des sources épigraphiques relatives à sa forme animale nous amènent à conclure qu’il n’a vraisemblablement jamais pris l’aspect d’un bélier mais qu’il a toujours été un taureau.

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159-168

Florence Albert, « Le papyrus-Amulette de Lyon Musée des Beaux-Arts H 2425 »
Florence Albert , Marc Gabolde

Édition du papyrus de Lyon Musée des Beaux-Arts H 2425, document datant de l’époque ptolémaïque rédigé en hiératique avec la formule 100 du Livre des morts accompagnée de son illustration. L’étude de ce manuscrit donne l’occasion de revenir sur la fonction et l’utilisation de cette catégorie d’objets en contexte funéraire.

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169-176

David Klotz, « The Earliest Representation of a Potter’s Kick-Wheel in Egypt »
David Klotz

En se fondant sur deux représentations du temple Hibis, les céramologues ont longtemps supposé que le tour de potier à pied rapide n’est apparu en Égypte qu’à la période saïto-perse. Une figuration détaillée de Khnoum provenant d’une inscription de Ramsès II au temple de Louqsor récemment découverte indique, cependant, que cette technologie était déjà utilisée au Nouvel Empire.

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177-203

Marc Gabolde, « L’ADN de la famille royale amarnienne et les sources égyptiennes. De la complémentarité des méthodes et des résultats »
Marc Gabolde

Les enquêtes menées sur l’ADN des momies royales publiées en 2010 ont fourni des matériaux pour un nouvel arbre généalogique de la famille royales de la fin de la XVIIIe dynastie. Après avoir discuté de la fiabilité de ces études, un examen approfondi des résultats conduit à la conclusion que certains liens de parenté révélés par l’ADN ont échappé à l’équipe de généticiens. Le plus significatif de ceux-ci consiste dans le fait que Youya partage avec son gendre Amenhotep III environ 1/3 de son patrimoine génétique. Il est proposé, en conséquence, que Youya ait été un oncle d’Amenhotep III, ce qui signifie que Tiyi était une cousine germaine de son mari. En extrapolant pour la génération suivante, on suggère qu’Amenhotep IV – Akhenaton a également épousée sa propre cousine, Nefertiti, dont les parents étaient liées à la fois à Youya et Amenhotep III. Ceci expliquerait pourquoi l’ADN d’Amenhotep IV – Akhenaton (momie de KV 55) et celui de Nefertiti, identifiée, à la Young Lady de la tombe d’Amenhotep II (KV35YL) aient pu sembler ceux d’un frère et d’une sœur. En accord avec les témoignages écrits de nouveau examinés en détail, Toutankhamon est considéré comme le septième et dernier enfant d’Amenhotep IV – Akhenaton et Nefertiti et, de son côté, la momie KV21A est donnée comme vraisemblablement celle de Moutemouiya. Un nouvel arbre généalogique, fondé sur ces données ADN et épigraphiques est proposé en conclusion.

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205-231

Stéphane Pasquali, « Un jardin au petit temple d’Aton de Tell el-Amarna ? »
Stéphane Pasquali

Cet article présente l’hypothèse selon laquelle il aurait existé devant le petit temple d’Aton, une cour arborée agrémentée d’un bassin en forme de T renversé, aménagement démantelé pour laisser place sous le règne d’Ânkhkhépérourê au supposé Coronation Hall dit de « Smenkhkarê ». La démonstration se fonde sur deux études comparées dont les résultats ont été confrontés : celle des scènes de remise de « l’or de la récompense » aux fonctionnaires méritants par Akhénaton et Néfertiti et celle des représentations architecturales de temples dans les tombes amarniennes avec les plans des monuments de culte atoniste eux-mêmes et les faits archéologiques. L’article s’achève par un essai de reconstitution de cet état supposé du petit temple illustré par des modèles numériques.

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233-242

Pierre Meyrat, « De l’origine du bol en gneiss d’Aménirdis Ire (British Museum EA 4701) »
Pierre Meyrat

Étude du bol en gneiss British Museum EA 4701, qui porte une brève formule protectrice d’Aménirdis Ire. D’après son profil et la pierre utilisée, et compte tenu de nos connaissances sur la Divine Adoratrice, il y a tout lieu de croire que ce récipient provient de la tombe du roi Khâsekhemoui à Umm el-Qa‘âb (Abydos). Un tel emprunt est certainement à mettre en rapport avec le culte d’Osiris, particulièrement important à la XXVe dynastie.

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243-256

Franck Monnier, « La houe et la forteresse...  Finalement, acte de fondation ou de destruction ? »
Franck Monnier

La combinaison des deux signes « houe » et « forteresse » rencontrée sur quelques rares documents, et en particulier sur la palette « du tribut libyen », est généralement entendue comme représentant un acte de destruction. Toutefois, un certain nombre de chercheurs se sont attachés depuis quelques décennies à mettre en défaut cette interprétation. Selon eux, il ne fait aucun doute qu’il s’agisse d’un acte de fondation. Cet article analyse les arguments avancés par ces derniers et tente de faire le point sur la question.

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257-289

François René Herbin, « Le papyrus magico-funéraire Louvre E 5353 »
François René Herbin

Publication du pLouvre E 5353, d’époque romaine et de provenance inconnue, rédigé au profit d’une certaine Ḥr-ʿnḫ. Le papyrus dont le début manque est aujourd’hui constitué de quatre pages dont la dernière est restée vierge de toute inscription ou dessin. On lit sur les deux premières un assez long texte rédigé en hiératique, précédé de quelques vignettes empruntées au Livre des Morts. Introduit par le titre du ch. 125 et quelques séquences originales dont un emprunt au « grand décret émis pour la province-igeret », ce texte, où interviennent plusieurs officiants, expose un rituel d’exécration contre Apophis qui se poursuit avec des extraits du ch. 163 du Livre des Morts et de la scène 72 B du rituel de l’ouverture de la bouche. Divers indices répartis dans l’ensemble du papyrus invitent à penser que les opérations magiques ici décrites, bien qu’inattendues dans ce contexte funéraire, étaient réalisées dans les derniers jours de Khoiak et concouraient comme le reste du texte à la renaissance de la défunte à l’instar d’Osiris.

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ENiM 7 - 2014 (ISSN 2102-6629)

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1-12

Sydney H. Aufrère, « Crocodilus lacrymans. Les « larmes » et la « compassion » du saurien du Nil »
Sydney H. Aufrère

Cet article propose d’étudier à nouveaux frais le motif des larmes de crocodile, dangereux et cruel saurien que l’on croyait incapable de pitié, paradoxalement considéré comme sacré par des habitants de la Vallée du Nil ou pris en chasse par d’autres. Cet article aborde son origine dans la littérature et son évolution à partir du IVe siècle de notre ère, sous la plume du prédicateur Asterios le Sophiste, jusqu’à l’Époque moderne où il fait encore flores, quoique l’on perde sa trace, en Orient et en Occident, pendant près de six siècles entre le Ve et le XIe siècles. L’origine égyptienne de ce dicton bien connu perce chez les auteurs classiques qui montrent comment les sauriens que les Tentyrites et les Apollinopolites fustigeaient à mort, émettaient des vagissements, assimilés à des pleurs. Le motif a évolué par le truchement du Physiologos jusqu’à son subvertissement final : Le Crocodile et l’Esturgeon (1792) de Jean-Pierre Claris de Florian.

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13-32

Éloïse Noc, « Le sarcophage du musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun (n° inv. 11.55) »
Éloïse Noc

Étude du sarcophage anthropomorphique n° inv. 11.55 du Musée d’Issoudun (France) (XXIe dynastie). Il appartient à une chanteuse d’Amon-Rê, roi des dieux, et musicienne du chœur de Mout, la Grande, maîtresse de l’Ichérou, dont le nom reste inconnu. Les inscriptions recouvrant le cercueil sont présentées, accompagnées d’une description iconographique.

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33-60

David Klotz, « Thoth as Textual Critic. The Interrupting Baboons at Esna Temple »
David Klotz

Au temple d’Esna, l’hiéroglyphe du babouin assis possède plusieurs valeurs phonétiques et idéographiques. En plus des valeurs déjà connues, ce signe peut aussi signifier le pronom pw, qui devait, à cette époque, être prononcé ip. Bien que cet emploi ne se rencontre pas hors du temple d’Esna, il est néanmoins attesté dans une vingtaine d’exemples renvoyant à l’ensemble de la période se rapportant à ces inscriptions. Tous les textes pertinents sont traduits ici avec un commentaire détaillé. Dans un appendice, quatre nouvelles valeurs logographiques pour l’hiéroglyphe du babouin assis sont analysées.

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61-78

Florence Saragoza, « Doublement éternel. Quand les Egyptiens inhumaient leurs morts deux fois »
Florence Saragoza , P. Georges-Zimmermann

Le musée départemental des Antiquités à Rouen conserve une momie d’enfant (âgé de 2-3 ans) découverte en 1889 à Akhmîm par G. le Breton alors directeur et conservateur du musée. Si l’apparence extérieure de cette momie est tout à fait classique, l’examen radiographique indique que la tête est en fait maintenue au corps par une tige de palmier (gerid). D’autres momies présentent une telle particularité interprétée le plus souvent comme le témoignage d’une momification de piètre qualité. Il apparaît que la dislocation de la tête ne peut raisonnablement se produire lors des opérations de momification, mais semble plus logique si elle intervient longtemps après la mort. Dès lors, la tige de palmier sert à assurer au défunt son unité corporelle, un des principaux concepts de la pensée funéraire égyptienne. Le gerid témoigne d’un type d'intervention après inhumation différent de ceux mis en évidence dans la Nécropolis d’Alexandrie. Cela signifie également que l’emmaillotage actuellement visible n'est pas l’original puisque la momie a dû être bandelettée à nouveau après la resolidarisation de la tête au corps.

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79-123

Anne-Sophie von Bomhard, « Le début du Livre de Nout »
Anne-Sophie von Bomhard

Sur le plafond du cénotaphe de Sethi Ier à Abydos, le Livre de Nout est précédé de colonnes de hiéroglyphes surmontées de vignettes. L’ensemble a été désigné comme « Texte de l’Horloge » parce que ces écrits donnent la description d’une horloge à ombre accompagnée d’explications sur son mode de fonctionnement. Ces textes sont en rapport étroit avec le sujet du Livre de Nout, à savoir les exposés sur le cycle des décans, et sur l’utilisation de ces étoiles pour déterminer les heures de nuit.

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125-143

Annie Gasse, « La stèle Bru?gger, une stèle d’« Isis sur les crocodiles » »
Annie Gasse

L’article présente une stèle d’un modèle rare : imitant l’iconographie des cippes d’Horus, l’objet montre une Isis sur les crocodiles. Le texte du verso, proche du texte A de Daressy, souligne par des formules inusitées le rôle d’Isis magicienne protectrice de son enfant Horus.

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145-172

Frédéric Mougenot, « Rénénoutet et les étoffes. Déesse de la végétation ou gardienne des trésors ? »
Frédéric Mougenot

Connue pour être la patronne de la nourriture et la nourrice du grain, Rénénoutet intervient par ailleurs dans les rituels divins et funéraires comme pourvoyeuse d’étoffes. Ce rôle a fréquemment été expliqué par son rôle supposé de déesse de la végétation veillant à la récolte du lin. Toutefois, une lecture objective des sources et leur analyse historique font apparaître l’absence de fondements de cette interprétation : le lien de Rénénoutet avec l’agriculture et les nourritures n’apparaît pas avant le Moyen voire le Nouvel Empire, et il n’a rien à voir avec le lin sous forme végétale. Par ailleurs, il relève davantage de la sphère des structures de stockage que du monde végétal et champêtre. En revanche, un retour aux premiers documents mentionnant l’implication de Rénénoutet dans le domaine des textiles, à l’Ancien Empire, fait apparaître son rôle de gardienne des produits de valeur (nourritures, tissus et minéraux précieux) et de leurs lieux de conservation.

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173-219

Franck Monnier, « Une iconographie égyptienne de l’architecture défensive »
Franck Monnier

Cet article propose une compilation de toutes les représentations égyptiennes relatives à l’architecture défensive, de la période protohistorique à la Basse Époque. L’inventaire ainsi dressé permet en outre quelques remarques et réflexions sur certains éléments de cette iconographie, sur la manière d’interpréter les illustrations de forts, mais aussi sur les limites que nous imposent les codes artistiques égyptiens.

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221-228

Jérôme Rizzo, « Nhr, un surnom à caractère sexuel du dieu Seth ? »
Jérôme Rizzo

Les différentes facettes de la nature fortement sexuée du dieu Seth sont largement évoquées dans les sources égyptiennes et ce, depuis les traditions les plus anciennes. Partant, on peut s’étonner du fait que, parmi les nombreux surnoms du dieu, aucun ne semble faire clairement état de ce trait distinctif. L’analyse porte ici sur le terme nhr, surnom de Seth principalement attesté dans le Livre de protéger la barque-nechemet, et communément rendu par « le Méchant » ou « le Terrifiant ». Or, l’enquête semble révéler un champ sémantique sans doute plus en phase avec la forte nature sexuelle du dieu.

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229-238

Daniel von Recklinghausen, « Hapi und die Ptolemäer »
Daniel von Recklinghausen

Les trois statues monumentales découvertes à l’occasion des fouilles sous-marines d’Héracléion/Thônis, sur le parvis du temple d’Amon du Gereb, représentent très probablement un couple royal ptolémaïque et Hapi, la personnification du Nil. Une scène rituelle située dans la salle des offrandes du temple d’Edfou, où Hapi accomplit pour les Theoi Philopatores (Ptolémée IV et Arsinoé III) une offrande de nourriture – et ainsi identifie le roi et la reine comme des Theoi synnaoi –, illustre le caractère des statues d’Héracléion comme un ensemble et précise l’idée théologique de ce groupe.

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239-276

John Coleman Darnell, « The Stela of the Viceroy Usersatet (Boston MFA 25.632), his Shrine at Qasr Ibrim, and the Festival of Nubian Tribute under Amenhotep II »
John Coleman Darnell

La stèle de Semna, du vice-roi de Nubie de la XVIIIe dynastie, Ousersatet, consigne un conseil donné par Amenhotep II à son vice-roi sous la forme d’une copie monumentale de la transcription personnelle du roi de son propre décret royal à Ousersatet. Le décret fut promulgué durant une fête célébrant l’accession royale, à une date secondaire, apparemment pour lier l’accession royale à la fête k?-?r-k?, à l’image de Ramsès III qui, plus tard, célébrera à la fois son accession et une fête de l’accession royale associée à la fête de Néhebkaou. Dans ce texte, Amenhotep II conseille Ousersatet quant aux interactions des Égyptiens et Nubiens avec l’administration du vice-roi et éclaire un peu les relations entre le roi, le vice-roi et les membres nubiens de la bureaucratie égyptienne du sud. La nature apparemment obscure et poétique du conseil royal et le manque de clarté quant à la situation d’Amenhotep II lorsqu’il le prodigue expliquent l’attention portée à ce texte, mais un certain manque de rigueur dans l’interprétation a obscurci plusieurs analyses de l’inscription. Un nouveau collationnement et un examen du texte de la stèle révèlent qu’Amenhotep II aborde apparemment la question de l’intégration croissante, par le vice-roi, de Nubiens dans les niveaux les plus élevés de l’administration du sud. Amenhotep II utilise une formule apparemment proverbiale qui fait référence à la transmission de l’autorité plus ancienne du vice-roi aux plus grandes divisions de la bureaucratie, et à la création d’un équivalent nubien du vice-roi, ce dernier restant néanmoins le primus inter pares de l’administration.

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277-286

Maxime Panov, « Deux statuettes de Thot »
Maxime Panov

L’article présente le texte hiéroglyphique, les traductions et commentaires relatifs aux inscriptions de deux statuettes du dieu Thot conservées aujourd’hui au Musée Pouchkine de Moscou (nos. I.1.a 5702 et I.1.a 5703). Le premier objet est attribué à la Basse époque, l’autre, à la fin de la XXe dynastie.

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287-313

Elsa Froppier, « Quand le couvercle de cartonnage d’un « certain Djemoutefânkh »
retrouve sa moitié… Une histoire de récolement au musée de Grenoble ! »
Elsa Froppier

Sous forme d’une enquête muséologique débutant avec le récolement des antiquités égyptiennes effectué au musée de Grenoble en 2012, cet exposé tente de retracer le parcours d’une cuve de cartonnage, oubliée durant un siècle et demi des inventaires et catalogues d’exposition. Son association au couvercle de cartonnage d’un « certain Djemoutefânkh » est l’aboutissement de nos investigations.

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315-320

Stéphane Pasquali, « Des ouchebtis et des hiéroglyphes pour protéger la demeure. Note à propos de pratiques coptes et musulmanes de protection domestique »
Stéphane Pasquali

Quelques remarques à propos d’un article récent publié dans le Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale. Celles-ci concernent l’utilisation d’objets d’époque pharaonique à valeur prophylactique.

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ENiM 8 - 2015 (ISSN 2102-6629)

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1-9

Jérôme Gonzalez, « À propos d’un titre spécifique  d’après la documentation saïte d’Oxyrhynchos  »
Jérôme Gonzalez

Identification du titre jmy-nww transmis par la documentation écrite issue des fouilles d’el-Bahnasa / Oxyrhynchos.

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11-31

Mohamed Gamal Rashed, « The hieroglyph  and its assimilation with the iconography of the sun god »
Mohamed Gamal Rashed

Cet article étudie la signification de l’hiéroglyphe de l’œuf figurant un oisillon à l’intérieur et de ses variantes. Il examine les questions liées à sa signification ; la composition du hiéroglyphe en comparaison avec des hiéroglyphes similaires ; ses connexions métaphoriques avec d’autres hiéroglyphes, ses associations et le symbolisme de la cosmogonie de l’œuf ainsi que de son rôle mythologique. L’objectif principal de cet article est de mettre en évidence l’assimilation de ce hiéroglyphe avec l’iconographie du dieu soleil enfant à l’intérieur de son disque dans la première heure du Livre du Jour et du Livre des Morts. Cette assimilation est examinée au moyen des différents textes apparentés, de l’idée du dieu soleil enfant qui émerge de son œuf et de la ressemblance métaphorique du disque solaire avec l’œuf.

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33-36

Stefan Bojowald, « Vier neue Beispiele fu?r ägyptische Kurzschreibungen mit „b“ »
Stefan Bojowald

Cet article étudie quatre nouveaux exemples de l’écriture abrégée par “b”. Le premier exemple montre que “b” pouvait remplacer “ḥb” “fête”. Le deuxième consiste en l’écriture “b.t” pour “ʿb.t” “laitue”, comme cela est discuté par les chercheurs depuis quelque temps ; le spectre est ici élargi par trois nouvelles interprétations. Le quatrième et dernier exemple est “b” pour “bȝq” “briller, être clair”. Autant que possible, les explications sont phonétiques.

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37-66

Annie Gasse, « La Thèbes des morts. La dynamique thébaine dans les idées égyptiennes de l’au-delà »
Annie Gasse , Florence Albert, Silvia Einaudi, Isabelle Régen, Claude Traunecker

Le 24 février 2015 s’est tenue à Montpellier une table ronde rassemblant les membres du projet « La Thèbes des morts » inscrit dans le cadre du LabEx Archimède. Les participants ont exposé le bilan d’un an de travail et, chacun dans son domaine a montré comment, au cours du Ier millénaire avant J.-C., s’est manifestée la dynamique de la pensée thébaine dans le domaine funéraire. On trouvera ici un résumé des communications.

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67-71

Hanane Gaber, « Asperger ou brûler le serpent « au mauvais visage (?wy-?r) » ?
 L’interprétation d’une scène de la deuxième chapelle de Toutânkhamon »
Hanane Gaber

L’examen d'une scène figurée sur le troisième registre de la deuxième chapelle de Toutânkhamon (1321) permet de cerner la nature des traits obliques, projetés par six déesses sur les têtes de six serpents, dénommés chacun « celui au mauvais visage (ḏwy-ḥr) ». Il est question de savoir s’il s’agit de d’eau ou de feu. Un examen contextuel de cette représentation, en particulier du nom, des caractéristiques de ces reptiles, de l’iconographie et des légendes accolées aux divinités, a permis de reconnaître dans ces lignes obliques des flammes. Si les mains des déesses répandent le feu, ce geste s’explique par la lumière du soleil qu’elles incarnent et qu'elles projettent sur les ennemis de Rê afin de les enflammer.

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73-101

Jérôme Rizzo, « À propos de sanx, « faire vivre », et de ses dérivés »
Jérôme Rizzo

Le verbe causatif sʿnḫ, communément traduit par « faire vivre » ou « maintenir en vie », engage une réflexion générale sur les modalités du maintien du flux vital opéré par une autorité, qu’elle soit de nature morale, religieuse ou politique. Il apparaît que le « faire vivre » sʿnḫ ne rend jamais compte d’un acte créateur initial, mais plutôt de sa perpétuation, de son actualisation ou de sa répétition. Ainsi, dans un contexte funéraire, ce verbe sera mieux rendu par le sens « faire revivre » et, dans certaines circonstances, sʿnḫ peut encore être traduit par « nourrir », « approvisionner » ou encore « croître ». Cette étude s’achève sur le cas du « sculpteur » sʿnḫ(w) qui révèle une autre facette du champ sémantique de ce lexème.

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103-111

Alexandre Loktionov, « Convicting “Great Criminals”. A New Look at Punishment in the Turin Judicial Papyrus »
Alexandre Loktionov

Cet article a comme but l’analyse des différents moyens de punition appliqués aux conspirateurs dans le Papyrus Judiciaire de Turin, y compris les corrélations entre des crimes et châtiments particuliers. En considérant quelques résultats peu concluants, l’étude souligne l’importance de la distinction entre exécution et suicide, ainsi que les situations où on peut trouver l’un ou l’autre. On fait également mention d’autres formes du châtiment, tels que la mutilation et les réprimandes verbales. Finalement, la pratique de renommer les criminels est à nouveau examinée à la lumière des crimes commis par les individus concernés. Dans l’ensemble, cette étude révèle la possibilité de châtiments complexes, qui possédaient en même temps des aspects pratiques et théologiques.

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113-132

Jérôme Gavin, « Fausse position et heuristique au Moyen Empire »
Jérôme Gavin , Alain Schärlig

Les Anciens Égyptiens ont développé des procédés originaux et simples pour résoudre de nombreux problèmes mathématiques. Mais pour le comprendre, il faut se détacher de l’approche algébrique moderne. Nous rappelons d’abord qu’ils connaissaient la méthode de la fausse position. Cela ressort non seulement de quatre problèmes du papyrus Rhind, mais aussi de deux problèmes plus anciens contenus dans le papyrus 6619 de Berlin (nous proposons pour l’un d’eux un nouvel énoncé). Et nous montrons ensuite, à travers quatre problèmes – deux du papyrus de Moscou et deux du papyrus Rhind – que ce procédé s’inscrivait dans un processus heuristique beaucoup plus large.

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133-185

Gyula Priskin, « The Dendera zodiacs as narratives of the myth of Osiris, Isis, and the child Horus »
Gyula Priskin

À part les signes clairement identifiables de la bande zodiacale, des quatre constellations conventionnelles égyptiennes et des planètes, les autres dessins des deux zodiaques de Dendera semblent dériver des systèmes de représentation traditionnels égyptiens. Ces représentations avec les figures des décans enregistrent des phénomènes célestes et des événements de culte référant qui racontent l’histoire de la mort et la résurrection d’Osiris, la fécondation d’Isis par son mari décédé et la naissance de leur enfant Horus. Ici les aspects astraux des mythes s’attachent aux phases de la lune, au cycle annuel du soleil et au lever héliaque de Sirius. Ainsi, les zodiaques, ne sont-ils pas des catalogues de constellations, mais des cartes du ciel conçus à un moment donné qui correspond à la coïncidence de la pleine lune et de l’équinoxe d’automne en 52 av. J.-C. et en 36 apr. J.-C.

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187-221

Gamal Abdel Nasser, « A newly discovered edifice of Atum in Akhmim. Part of the necropolis of the primeval gods? »
Gamal Abdel Nasser , Stefan Baumann, Christian Leitz

Dans le voisinage immédiat de l’inspectorat d’Akhmîm un bâtiment de l’époque ptolémaïque dédié au dieu Atoum a été découvert à une profondeur d’environ 5 mètres sous une maison à l’occasion d‘une fouille clandestine. Il s’agit d’une porte décorée mais non datée, les cartouches étant restés vides. Atoum est quatre fois représenté comme serpent et une fois avec une tête du faucon. Atoum étant caractérisé sur ces montants de porte comme un dieu primordial, il est possible que ce monument ait fait partie de la nécropole des dieux ancêtres.

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ENiM 9 - 2016 (ISSN 2102-6629)

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1-4

Ahmed M. Mekawy Ouda, « The Golden Pendant of Tutankhamun (JE61952). A new interpretation for the epithet of Werethekau »
Ahmed M. Mekawy Ouda

Cet article propose une nouvelle lecture de l’épithète d’Ourethékaou, déesse liée au couronnement, sur un pendentif en or du Toutânkhamon conservé au musée égyptien du Caire (JE 61952), trouvé dans le petit naos doré de Toutânkhamon. L’article tente d’établir la preuve, en comparant avec d’autres attestations de l’épithète, que l’épithète royale « le bien-aimé de Ourethékaou, dame de ciel » devrait plutôt être lu « le bien-aimé d’Ourethékaou, dame du palais ».

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5-14

Luca Miatello, « How to Deal with Partial Information? The Case of P. Berlin 6619 »
Luca Miatello

Dans le problème 1 du P. Berlin 6619, la dernière partie de chaque ligne est perdue. Dans cet article, j’indique les raisons pour lesquelles l’interprétation de la manière de procéder ne peut se fonder uniquement sur des raisonnements mathématiques, mais aussi sur l’expérimentation concrète d’hypothèses de reconstruction des phrases manquantes. L’analyse du texte du problème indique que les côtés d’un rectangle sont calculés avec l’objectif de montrer un cas du « théorème de Pythagore ». Une autre hypothèse, avancée au début du siècle dernier, est infirmée.

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15-36

Franck Monnier, « The Construction Phases of the Bent Pyramid at Dahshur. A Reassessment »
Franck Monnier , Alexander Puchkov

Les particularités architecturales de la pyramide rhomboïdale de Snéfrou à Dahchour-Sud inspirent deux courants d’interprétation. Le premier consiste à y voir l’expression symbolique délibérée d’une dualité et, le second, des modifications en raison de problèmes structuraux survenus au cours du chantier. Cet article fait le point sur l’état de l’archéologie en y apportant des observations inédites et complémentaires. Certains détails jusqu’alors passés inaperçus, ainsi que la pathologie de l’édifice, amènent à confirmer que les bâtisseurs ont apporté plusieurs changements à leur projet, mais aussi à en saisir les raisons. Une révision complète de l’histoire du monument est ainsi proposée en guise de conclusion.

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37-45

Benjamin Durand, « Du vin de paille à l’époque pharaonique ? »
Benjamin Durand

La production de vin en Égypte pharaonique est bien connue grâce, notamment, aux nombreuses représentations funéraires peintes dans les tombes nobiliaires, de même que par l’archéologie, par le biais des conteneurs ayant permis son transport et sa conservation. Le détail des méthodes de production, et notamment de fermentation, sont cependant moins bien appréhendées. Le croisement des données picturales et épigraphiques permet néanmoins de lever un voile sur une possible méthode de préparation du vin, le passerillage.

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47-63

Wolfram Grajetzki, « An Early New Kingdom Coffin from Abydos »
Wolfram Grajetzki

Publication de fragments de cercueil trouvés à Abydos et actuellement conservés au Fitzwilliam Museum de Cambridge (E.283.1900). Jusqu’à aujourd’hui, le cercueil était généralement daté de la fin du Moyen Empire mais des parallèles montrent qu’il s’agirait plutôt du début du Nouvel Empire. Les objets trouvés avec le sarcophage sont également publiés et datent du début du Nouvel Empire.

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65-77

Ludovic Lefebvre, « Quel souverain lagide fit don d’un gymnase à Athènes ? »
Ludovic Lefebvre

Le gymnase était à l’époque hellénistique un véritable symbole de la culture grecque et représentait le mode de vie hellène par excellence. Or, un souverain lagide fonda à Athènes – cité de culture entre toutes et qui disposait déjà notamment des gymnases du Lycée et de l’Académie – un nouvel édifice à une date qui reste indéterminée et dont la localisation n’est pas aisée. Cet article propose de retracer le contexte politique de la cité athénienne au IIIe siècle afin de tenter d’identifier quel fut le Ptolémée bienfaiteur de la cité.

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79-111

Gyula Priskin, « The Astral Myth of Osiris: the Decans of Taurus and Libra »
Gyula Priskin

Les différentes formes des deux premiers décans qui appartiennent au signe de Taureau dans les zodiaques gréco-romains – femme agenouillée, cochon, Osiris mort couchant dans un bateau, yeux – renvoient à la pleine lune au premier mois de Chemou ainsi qu’aux événements cultuels et mythiques qui s’y rapportent. Cette coïncidence s’explique par le fait que le premier mois de Chemou et le séjour annuel du soleil dans le signe Taureau se superposent au début de l’Ère commune. Les décans montrant Osiris et les yeux dans le bateau et appartenant au Taureau proviennent également des diagrammes astronomiques du Nouvel Empire, qui représentaient aussi un bateau sous le décan ?r.j-jb-wj? « le milieu du bateau ». Plus tard, ce décan sera rangé avec le signe de la Balance. L’analyse des symboles du décan dans le diagramme astronomique de Ramesséum et dans le zodiaque circulaire de Dendera démontre, en découvrant les couches de significations multiples se rapportant aux images, que la constellation égyptienne du Bateau était identique aux trois étoiles les plus brillantes du signe actuel de la Balance (?, ?, et ? Librae, le décan ?r.j-jb-wj? étant l’étoile au milieu, ? Librae). Ce bateau observé dans le ciel jouait un rôle important dans les cosmographies égyptiennes et dans le mythe astral d’Osiris, car, presque tout au long de l’histoire de l’Égypte ancienne, il se situait non loin du point d’équinoxe d’automne.

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113-123

Mohamed Raafat Abbas, « The Bodyguard of Ramesses II and the Battle of Kadesh »
Mohamed Raafat Abbas

La Bataille de Qadech fut l’affrontement militaire le plus célèbre de l’histoire antique, avant Alexandre, et le premier conflit majeur à être décrit en détail. Ramesses II a clairement considéré la bataille de Qadech comme le sommet de son règne. Dans les descriptions de la bataille, le rôle militaire des gardes du corps de Ramesses II apparaît comme essentiel. Le roi fut sauvé grâce au courage du corps des gardes du corps, composé principalement de Chardanes, après la fuite de ses officiers et soldats aux moments les plus durs de la bataille, qui suivirent l’attaque des Hittites. Cet article analyse le rôle militaire des gardes du corps de Pharaon au cours de cette grande bataille.

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125-134

Mounir Habachy, « À propos de la lecture « orthodoxe » du nom de couronnement de Ptolémée VI Philométor »
Mounir Habachy

Avant que la translittération actuelle du nom de couronnement de Ptolémée VI Philométor ne domine la tradition égyptologique, Fr.Ll. Griffith avait proposé, au XIXe siècle, une lecture, reprise par H. Junker et E. Winter, désormais abandonnée. Nous proposons de renoncer à la translittération récente utilisée par convention par la plupart des égyptologues en justifiant la nécessité du retour à l’ancienne lecture de Fr.Ll. Griffith.

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135-139

Jean-Claude Goyon, « À propos de la momie infantile du musée Calvet d’Avignon »
Jean-Claude Goyon , Carole Mathe, Cathy Vieillescazes

L’analyse de la composition chimique de baume prélevé sur une momie d’enfant appartenant à la collection du musée Calvet d’Avignon a été l’occasion d’une collaboration fructueuse entre l’égyptologue et le chimiste. Plusieurs familles de matériaux organiques sont identifiées.

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141-153

Cecilia Benavente Vicente, « Eine löwenköpfige Bronzestatuette des Gottes Nefertem aus dem Ägyptischen Museum und Papyrussammlung in Berlin (ÄM 8988) »
Cecilia Benavente Vicente

La statue en bronze ÄM 8988 du musée égyptien de Berlin a été acquise en 1886 de l’antiquaire Souliman Abd el-Saman. La statue est originaire de Tell el-Moqdam et est supposée appartenir à la soi-disant « cachette de Lion », un groupe célèbre d’objets trouvés dans les ruines de la ville en 1884 par des paysans. La statue ÄM 8988 représente un dieu à tête de lion. Sur la coiffure il subsiste des restes d’un uræus et des pattes d’un oiseau. De sa main gauche, le dieu tenait une plaque avec un oudjat à hauteur de poitrine, qui n’a pas été conservée. Selon Paul Perdrizet, la statue représente le dieu Mahes. À l’inverse, Günther Roeder et Katja Weiss affirment qu’il figure Horus de Pé. Roeder et Weiss fondent leur opinion sur la coiffe de la statue. Les deux interprétations de la statue sont controversées et pas entièrement convaincantes. Ni Mahes, ni Horus de Pé n’étaient représentés comme dieu à tête de lion avec une coiffe comportant un oiseau. En outre, aucune représentation de Mahes ou d’Horus de Pé portant un oudjat à leur poitrine n’a jamais été trouvée. En revanche, le dieu Néfertoum a bien été représenté comme un dieu à tête de lion avec une coiffe comportant un faucon et une fleur de lotus dans les scènes du temple de Séthy Ier à Abydos, du temple d’Hibis à Kharga et du Naos de Saft el-Henneh (CG 70021). En outre, Néfertoum était figuré dans ces scènes tenant une plaque avec un oudjat à hauteur de poitrine. Enfin, une inscription dans la salle de Néfertoum dans le temple de Séthy Ier à Abydos révèle que cette iconographie, appartenant au dieu Néfertoum, reflète son caractère syncrétique avec Horus. Horus-Néfertoum avait le rôle d’un protecteur dans la fête de Sokar escortant le roi. La statue ÄM 8988 peut donc être interprétée comme une représentation de Néfertoum portant l’oudjat à hauteur de poitrine, symbolisant donc la renaissance et la régénération du soleil.

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155-165

Laila Azzam, « The False Door of Ipy at Beni Hassan. Study II »
Laila Azzam

La fausse-porte d’Ipy, sujet de cet article, se trouve dans la tombe 481 de Béni Hassan, datée de la VIe dynastie. Son état de conservation est bon. Les reliefs ont été sculptés en creux, ils conservent encore des traces de pigments rouget et jaune.

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167-178

Johannes Auenmüller, « Ein Model für eine Siegelplakette des Schatzhausvorstehers Netjeruimes aus der Sammlung Schwalm, Grevenbroich in Bonn »
Johannes Auenmüller

L’objet de cet article est la publication d’un moule inédit en céramique destiné à la fabrication d’une plaque de scellement rectangulaire datant du Nouvel Empire. Le moule est actuellement conservé au musée égyptien de l’Université de Bonn en Allemagne. Il appartient initialement à la collection de la ville de Grevenbroich. Après avoir étudié les données prosopographiques, cet article propose une identification de la personne mentionnée sur le moule, un certain directeur du trésor Netjeruimes, avec Netjeruimes Pirikhnawa. Ce dernier, dont la tombe se trouve à Saqqâra, est notamment connu grâce à sa présence dans la correspondance diplomatique égypto-hittite. Ce moule vient ainsi ajouter une attestation supplémentaire au dossier prosopographique de ce haut fonctionnaire ramesside. La conclusion de cet article contient une brève discussion technologique concernant l’usage de ce type de moule dans la fabrication des plaques de faïence rectangulaire.

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179-226

Frédéric Servajean, « Les dimensions des navires d’Hatchepsout
et autres remarques sur la navigation en mer Rouge »
Frédéric Servajean

Les vaisseaux de la reine Hatchepsout, et leurs dimensions, et la navigation en mer Rouge vers le pays de Pount.

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ENiM 10 - 2017 (ISSN 2102-6629)

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1-5

Edwin Dalino, « Le prince Mérenptah fut-il grand prêtre de Ptah ? État de la question et focus sur Hori, fils de Khâemouaset »
Edwin Dalino

Depuis le XIXe siècle, il est parfois avancé que le prince Mérenptah, fils de Ramsès II, aurait été grand prêtre de Ptah à Memphis à la suite de son frère Khâemouaset. L’auteur montre tout d’abord que les sources utilisées ne sont pas pertinentes, puis explique qu’un grand prêtre de Ptah étant attesté du règne de Ramsès II à celui de Mérenptah, ce dernier ne put l’être. Deux chaouabtis publiés récemment, mentionnant un grand prêtre de Ptah homonyme, ainsi que le cas de Hori fils de Ptahmès sont également abordés.

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7-23

Mohamed Raafat Abbas, « A Survey of the Military Role of the Sherden Warriors in the Egyptian Army during the Ramesside Period »
Mohamed Raafat Abbas

Les Chardanes faisaient partie des Peuples de la mer qui attaquèrent l’Égypte pendant la période ramesside. Les pillards chardanes étaient des ennemis de l’Égypte au début du règne de Ramsès II, qui proclama sa victoire sur eux. Après leur défaite, beaucoup d’entre eux furent capturés et intégrés dans l’armée égyptienne, devenant l’une des meilleures troupes d’auxiliaires étrangers. Ils furent employés par les Égyptiens pendant toute la période ramesside. Ils servirent comme unités d’infanterie ou comme gardes du corps du roi. Les célèbres reliefs décrivant la bataille de Qadech et la bataille de Dapour au temps de Ramsès II, la guerre libyenne de Mérenptah, ou les guerres libyennes et du nord de Ramsès III, mentionnent la présence significative des unités chardanes dans l’armée égyptienne. Cet article examine et discute le rôle des guerriers chardanes dans l’armée égyptienne pendant la période ramesside.

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25-50

Marie-Astrid Calmettes, « La représentation cosmologique du sarcophage d’Ourechnefer »
Marie-Astrid Calmettes

Le dessus du couvercle du sarcophage d’Ourechnefer, conservé au Metropolitan Museum of Art de New York sous le numéro d'inventaire 14.7.1b, est le support d’une représentation cosmologique unique à ce jour. L’espace délimité par le corps de la déesse Nout arc-boutée à l’image de la voûte céleste, est occupé par un immense cercle qui constitue le centre de la représentation. Il est surmonté par une figure féminine ouvrant les bras alors qu’il est soutenu par une paire de bras levés prenant appui sur une paire de jambes. Ce cercle, constitué d'un centre et de deux anneaux concentriques, représente non seulement l’Égypte et ses régions limitrophes mais aussi un espace mystérieux en relation avec l’au-delà et la régénération. L’ensemble de la représentation est, selon nous, une interprétation de la première heure du Livre du jour, illustrant la déesse Nout mettant au monde le soleil et donc le cosmos. Cette création iconographique, aux multiples niveaux de lecture, témoigne d’une conception du monde élaborée dans laquelle cosmogonie et cosmologie se rejoignent.

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51-88

Karine Madrigal, « L’obélisque de Louqsor et le sarcophage d’Ânkhnesneferibrê »
Karine Madrigal , Jean-Claude Goyon

Des papiers non publiés de Jacques-Joseph Champollion-Figeac conservés à Grenoble, aux Archives départementales de l’Isère, permettent de mettre en lumière de nouvelles informations à propos de l’expédition française de 1830 envoyée à Louxor, en Égypte, pour rapporter à Paris l’obélisque donné à J.-Fr. Champollion par Méhémet Ali. Pendant leur séjour à Thèbes, les officiers de l’équipe payèrent le drogman Youssouf Kashef pour l’extraction du sarcophage de la Divine Adoratrice Ânkhnesneferibrê à Deir al-Médîna. Il fut transféré en France par les officiers, avec l’obélisque, avec l’intention de le vendre au gouvernement français qui refusa la transaction. En 1836, sans que l’on sache comment, les officiers français purent vendre le sarcophage au British Museum.

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89-101

Jonathan Maître, « Comme un oiseau sur la branche... »
Jonathan Maître

Perdus en plein désert, les bords du Nil sont un biotope prisé par de nombreuses espèces animales et végétales, amenées à coexister sur ce territoire restreint. Les plus opportunistes, à l’exemple des milans, devinrent rapidement des commensaux de l’Homme, aux yeux duquel ils représentent une figure familière du folklore animalier. Si fascinante soient-elles aux yeux des artistes de Pharaon, faune et flore sont pourtant perçues à travers le filtre de la cosmovision qui les dote d’une valeur symbolique plus ou moins forte et polysémique. Produit culturel, jusqu’où le dessin pharaonique pouvait-il être naturaliste ? Au-delà de l’identification d’un taxon précis, le renouveau des approches éthologiques de l’Histoire de l’art égyptien, permet de mieux saisir le fonctionnement du processus de sélection qui conduisent l’imagier à composer un contenu formel à l’attention de ses publics, attentifs à la réactualisation de ses mythes fondateurs.

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103-115

Frédéric Servajean, « Les radeaux de Pount »
Frédéric Servajean

Sur l’une des parois de la tombe thébaine 143, on peut voir la figuration de deux radeaux, en relation avec le retour d’une expédition du pays de Pount. Ces radeaux ont souvent été interprétés comme des embarcations pountites. Les traditions se rapportant à la mer Rouge font de celle-ci le lieu où furent inventées ces embracations et leur existence y est effectivement attestée jusqu’à très récemment, notamment dans le sud de cette mer. Si cette figuration est incontestablement le plus ancien témoignage de l’existence de ces radeaux, ces derniers n’ont pas en revanche atteint l’Égypte en naviguant mais chargés sur les navires égyptiens revenant de Pount.

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117-129

Julianna Kitti Paksi, « A New Reading to Ramesses III’s Great Double Stela. The Placement of Fragment C »
Julianna Kitti Paksi

Le fragment C  (KRI V 247, 1–8) est un grand bloc détaché qui contient huit lignes de texte provenant de la double stèle de Ramsès III à Karnak. Sa position précise a été débattue depuis les années 1950. Cet article invoque des arguments philologiques et épigraphiques permettant de repositionner le bloc au niveau de la partie supérieure de la stèle septentrionale de Ramsès III. La nouvelle lecture des lignes 7 à 14 de la stèle septentrionale – qui est présentée ici en transcription hiéroglyphique, en translittération et en traduction – respecte la cohérence de l’articulation générale de l’inscription.

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ENiM 11 - 2018 (ISSN 2102-6629)

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1-6

Siro Trevisanato, « Une infection par hantavirus à Péluse et l’échec de l’invasion assyrienne de l’Égypte par Sennachérib »
Siro Trevisanato

Une épidémie liée à une infection par hantavirus portée par des mulots, qui envahirent un campement militaire assyrien, offre la meilleure explication pour l’échec assyrien de l’invasion de l’Égypte vers 700 av. J.-C. La mortalité élevée, associée aux hantavirus chez les humains dans un pays où ce pathogène n’est pas endémique et où, par conséquent, les symptômes de la maladie étaient inconnus, à quoi il faut ajouter la « sélectivité » des décès qui n’affectèrent que les Assyriens, contribuèrent à l’explication delon laquelle seule une intervention surnaturelle avait sauvé la Judée.

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7-22

Simon Thuault, « De l’usage des classificateurs dans les textes funéraires. L’exemple des toponymes Jskn, Ndj.t et GHs.tj dans les Textes des Pyramides et les Textes des Sarcophages »
Simon Thuault

Avec l’accroissement des études traitant des classificateurs (ou déterminatifs) égyptiens, il convient désormais de s’intéresser aux mécaniques d’attribution de ces signes aux graphies de divers lexèmes. Dans cet article, nous nous intéressons à trois toponymes récurrents dans les corpus funéraires que sont les Textes des Pyramides et les Textes des Sarcophage : Jskn, Ndj.t et GHs.tj. Ces trois localités, notamment liées au mythe osirien et à la régénération du roi défunt, présentent des similitudes et des divergences graphémiques de grand intérêt quant aux classificateurs qui les accompagnent. Ainsi, en observant les contextes dans lesquels apparaissent ces toponymes et en comparant leurs graphies, nous proposerons différents processus ayant pu mener les scribes et lapicides à leur attribuer des classificateurs d’apparence parfois contradictoire (par exemple O49 et N25). Considérations grammatologiques, mythologiques et perceptuelles semblent alors se côtoyer et s’entremêler pour offrir à la classification toponymique égyptienne une remarquable diversité et un potentiel informatif rare.

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23-32

Susana Mota, « Beyond the obvious: the Middle Kingdom sources and its contribution to the study of household religion in ancient Egypt »
Susana Mota

La religion domestique dans l’Égypte ancienne a été le thème d’une recherche de doctorat réalisée entre 2010 et 2015, dont l’accent a été mis sur les sources matérielles existantes pour l’étude de cette question. Pour cela, une base de données qui rassemble les vestiges religieux identifiés dans les maisons entre le début de la période dynastique et la Basse Époque a été créée. Les sources rassemblées permettent de nouvelles analyses sur les pratiques religieuses domestiques dans l’Égypte ancienne. Une des idées qui se démarque est la possibilité de connaître ces pratiques non seulement au Nouvel Empire mais aussi au Moyen Empire. Ainsi, cet article présente les sources existantes pour l'étude de la religion domestique au Moyen Empire et systématise les informations issues de ces sources caractérisant ce qu’a été cette pratique au cours de cette période.

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33-40

Mohamed Raafat Abbas, « Historical Observations on the Military Role of Three Ramesside Viceroys of Kush »
Mohamed Raafat Abbas

Le Vice-roi de Koush (Fils royal de Koush) était un haut fonctionnaire de l’administration impériale égyptienne durant le Nouvel Empire. Les sources textuelles et archéologiques de la période ramesside indiquent que certains vice-rois ramessides ont joué un rôle militaire important durant les règnes de Séthy Ier, Ramsès II et Mérenptah, en maintenant l’autorité politique, économique et militaire de l’Empire ramesside dans ses territoires méridionaux. Ils participèrent aux grandes campagnes militaires ramessides contre la Nubie sous le commandement de leurs rois guerriers afin d’anéantir les révoltes nubiennes dans les régions d’Irem ou de Ouaouat. Ils menèrent également d’autres campagnes par eux-mêmes dans le même but ainsi qu’à des fins politiques ou économiques. Cet article examine et discute ce point afin de mettre en lumière un nouvel aspect de l’impérialisme égyptien en Nubie ramesside.

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41-133

Luca Miatello, « Examining Texts and Decoration of Peftjauauiaset’s Coffins in Milan »
Luca Miatello

Cet article présente une étude des textes et de la décoration des cercueils de Peftjauauiaset au Musée Archéologique de Milan, datant de la XXVIe dynastie. Les séries de divinités peintes sur les trois côtés extérieurs du cercueil rectangulaire représentent les formes du dieu solaire dans le monde inférieur, au service du défunt avec leur protection, leurs provisions et leurs énergies vitales. La figure de Nout avec le corps tendu et les bras levés est représentée sur l’intérieur du couvercle du cercueil anthropoïde, entouré par les déesses du jour et de la nuit. Une version rare du rituel des heures, qui est comparé dans cet article à la version du Livre de la Nuit et du Livre du Jour inscrite dans la tombe de Ramsès VI, est particulièrement intéressante. La figure d’Amentet à l'intérieur de la valve inférieure est entourée d’un texte endommagé, contenant des références claires aux rituels d’Amon. Le programme décoratif et textuel des cercueils, avec les formes du dieu solaire, le rituel des heures destiné à la protection et à la régénération solaire du cadavre d’Osiris pendant le jour et la nuit, et le texte comparant le défunt à Amon, expriment des concepts théologiques attestés dans la décoration des monuments funéraires de la période koushite-saïte, et représentent un remarquable exemple d’innovation au sein de la tradition, dans une période de grands changements politiques.

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135-170

Frédéric Servajean, « Les citernes de la mer Rouge et le voyage au pays de Pount »
Frédéric Servajean

Analyse du problème de la difficile gestion des stocks d’eau douce lors des expéditions en mer Rouge vers le pays de Pount.

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171-182

Déborah Moine-Bianchi, « Analyse stylistique de quelques scènes du temple d’Esna »
Déborah Moine-Bianchi

Le temple d’Esna est un édifice décoré sous les périodes ptolémaïques et romaines. Sa particularité majeure est d’être inachevé : seule la salle hypostyle a été bâtie. Les concepteurs du temple ont donc adapté la répartition des images de façon à ce que sa symbolique fonctionne comme dans un édifice complet. Esna est également un témoignage du style gréco-romain avec ses colonnes puissantes, ses chapiteaux lotiformes, son architecture puissante… Il comprend des scènes récurrentes à cette époque et d’autres plus rares. L’une d’entre elle présente une des rares figurations d’impératrice romaine en Égypte : Julia Domna, épouse de Septime Sévère. L’analyse de cet édifice prouve que l’art égyptien d’époque romaine n’est pas gratuit mais pensé, précis et adapté.

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183-195

Brigitte Vallée, « Reconstitution d’un hypocéphale »
Brigitte Vallée

En découvrant le grand fragment d’un hypocéphale d’une collection privée, nous avons immédiatement eu envie de le reconstituer à la lumière du corpus déjà établi : aventure passionnante pour retrouver l’intégrité de l’objet et lui redonner tout son rayonnement et… ses pouvoirs magiques !

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197-224

Frédéric Servajean, « Construire un bateau à l’orée des grands fourrés de papyrus. À propos du verbe  spj, “assembler (une embarcation)” »
Frédéric Servajean

Le verbe spj est habituellement traduit « attacher les parties d’un bateau en papyrus ou en bois ». Cependant, en raison du déterminatif très particulier qui accompagne ce mot, le signe N32 de la liste de Gardiner, qui figure une masse d’excréments ou d’argile, certains chercheurs on fait dériver le sens de ce mot d’un sens primitif signifiant « calfater ». Or, le calfatage est un technique apparaissant tardivement dans la construction des bateaux en bois. Ce signe figure en fait un mélange d’argile et de déjections de bovidés servant à colmater les parties faibles d’une coque en bois.

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225-229

Frédéric Servajean, « À propos de , ʿqʿ, “serrer” »
Frédéric Servajean

Le mot ʿqʿ, qui accompagne les figurations de bateaux dans les mastabas de l’Ancien Empire, est habituellement traduit par « attacher ensemble (les parties d’un bateau) ». Cette traduction correspond plutôt au mot spj, ʿqʿ désignant simplement l’action de serrer les cordes attachant ensemble les bottes de papyrus de la coque d’un bateau.

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231-242

Cássio de Araújo Duarte, « Une fausse-porte de l’Ancien Empire au Musée d’Archéologie et d’Ethnologie de l’Université de São Paulo »
Cássio de Araújo Duarte

À l’exception d’une brève mention dans un catalogue d’exposition sur l’écriture à São Paulo (Brésil), la fausse-porte d’un dignitaire nommé Ptahchepsès Impy, actuellement sous la responsabilité de l’Université de São Paulo, n’a jamais fait l’objet d’une publication complète. En dépit d’un certain nombre de détériorations de surface, comme des fissures et des marques sciage, le monument est une pièce remarquable de l’architecture funéraire de l’Ancien Empire, qui porte encore des traces des pigments originaux de sa décoration. Sur la base d’une étude comparative des sources de l’Ancien et du Moyen Empire et de l’analyse du style de l’objet, nous proposons dans cet article une datation probable de la VIe dynastie et une origine possible de la nécropole de Saqqâra.

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ENiM 12 - 2019 (ISSN 2102-6629)

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1-24

Raphaël Cavasin, « Tell Defenneh et la route de l’encens »
Raphaël Cavasin

L’objectif de cet article est de comprendre dans quelle mesure l’étude d’une stèle découverte à Tell Defenneh peut être éclairante pour évaluer la place de ce site au sein des routes commerciales qui relient l’Égypte et l’Arabie au premier millénaire avant notre ère. Une mise en contexte et une traduction commentée de ce document vont dans le sens d’une localisation sud-arabique du pays de Pount. Il en ressort que le texte étudié relate une expédition vers l’orient organisée à l’époque saïte et confirmerait les traces matérielles de contacts avec ces territoires mises au jour à Tell Defenneh. En outre, la domestication du dromadaire à partir du début du premier millénaire et les politiques saïtes de contrôle des routes commerciales de l’orient tendent à confirmer l’inscription de Tell Defenneh dans ce réseau.

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25-42

Thomas Gamelin, « Le dieu Chemânefer. Un support théologique multiple au temple d’Esna »
Thomas Gamelin

Descendant le Nil depuis Kom Ombo, le dieu Sobek est appelé différemment lorsqu’il s’arrête un temps dans le temple d’Esna : il est nommé Chemânefer. Crocodilocéphales tous les deux, les contours iconographiques sont identiques, mais le nouveau dieu latopolite porte plusieurs couronnes qui reflètent les multiples caractères de Sobek dont il a hérités. Coiffé de la couronne-tjeni, Chemânefer acquiert des fonctions semblables à Sobek-Geb ; avec le hemhem sur la tête, le crocodile latopolite est un dieu-enfant prenant modèle sur Sobek-Horus ; portant le disque solaire, il est une forme animale prise par le soleil, comme c’est déjà le cas avec Sobek-Rê, mais sa nature comprend également une touche osirienne. L’ensemble des personnalités, quelque peu segmentées, du crocodile ombite est intégré en Chemânefer, tout en insistant sur l’idée que celles-ci ne sont en réalité que différentes facettes complémentaires qui s’unissent les unes aux autres au sein de cette nouvelle divinité.

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43-48

André Block, « Plutarchs Hausverbot für Vögel und Fische am Abaton. Fatale Folge eines Übersetzungsfehlers aus dem Ägyptischen?! »
André Block

De nombreux auteurs de l’Antiquité évoquent l'interdiction d’accès à l’île sacrée dans laquelle Osiris est enterré. Plutarque écrit même que les oiseaux et les poissons se tiennent à distance de ce lieu. Des sources égyptiennes confirment que l’île sacrée est interdite d’accès, mais sans que cela s’applique aux oiseaux ou poissons. Cependant, il est interdit de chasser ces animaux dans le voisinage immédiat de la tombe d’Osiris. Le présent article montre que la raison de cette information insolite est à trouver dans la mauvaise traduction d’un verbe égyptien faite par l’interprète de Plutarque. 

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49-73

Luca Miatello, « Dealing with Problematic Texts. A Synoptic Study of the Hypocephalus Turin Cat. 2320 »
Luca Miatello

Une étude des textes de l’hypocéphale Turin Cat. 2320, probablement daté de la période ptolémaïque, est présentée dans cet article en considérant les variantes dans autres exemplaires. D’autres types de textes autour du bord des hypocéphales, par exemple ceux consacrés à Djebaty, ou comportant des extraits du chapitre 162 du Livre des Morts, présentent des significations plus canoniques. Des références intéressantes aux principales composantes du défunt – ka, ba, akh et le corps – peuvent être identifiées dans les textes autour du bord et dans les divers registres. Particulièrement intéressant est le concept de ba d’Amon qui devient la multiplicité de l’univers et qui, comme l’a souligné Jan Assmann, a été dérivé par les prêtres thébains de la période ramesside de l’idée amarnienne de « un et un million ».

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75-85

Federico Contardi, « La collection d’ouchebtis du Museo Archeologico di Udine »
Federico Contardi

Publication de cinq ouchebtis conservés au Museo Archeologico d’Udine. À l’exception d’un ouchebti du Nouvel Empire, les autres datent de l’Époque tardive. Les apports de cette étude concernent le domaine de l’onomastique, avec l’attestation de quelques noms rares. Néanmoins, la comparaison avec du matériel issu de fouilles permet également de replacer quelques-uns de ces ouchebtis dans leur contexte archéologique.

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87-122

Frédéric Servajean, « Les pays des arbres à myrrhe et des pins parasols. À propos de Tȝ-nṯr »
Frédéric Servajean

Les tentatives de localisation du « Pays du dieu » ont toujours été infructueuses. Un examen attentif de la documentation relative à ce toponyme montre qu’il a toujours désigné le sud-est de la péninsule arabique où poussent les arbres à aromates. À partir du Nouvel Empire un nouveau « Pays du dieu » apparaît dans la documentation pour désigner la région où pousse le pin parasol.

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123-136

Margaritta Danilova, « La carrière et la famille de Minhotep Houtoutou. Avec une note sur la date du pErmitage 1116-B verso »
Margaritta Danilova

L’examen de la stèle de Minhotep Houtoutou (Musée du Caire 17/5/25/7 [S.R. 12041]) et la confrontation avec un passage du papyrus Ermitage 1116-B verso, (38)-(39), permettent d’assurer que Minhotep Houtoutou fut bien un contemporain d’Amenhotep III et qu’il participa même à l’un des jubilés du roi. Il en résulte que le papyrus du pErmitage 1116-B verso est plus récent que le règne d’Amenhotep II auquel il a toujours été attribué, ce que confirme la présence d’un cartouche de Thoutmosis IV au lieu de celui reconnu jusqu’à présent comme appartenant à Thoutmosis III aux lignes (61) et (66). Minhotep pourrait également être le père du grand pontife d’Amon sous Toutânkhamon Parennefer / Ounennefer dont la tombe thébaine a été retrouvée en 1990 par Fr. Kampp et K. Seyfried et être apparenté à l’intendant Sennefer dont la tombe, située au pied de la falaise du Bubasteïon a été localisée et fouillée par A.-P. Zivie.

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137-180

Gyula Priskin, « The Constellations of the Egyptian Astronomical Diagrams »
Gyula Priskin

La représentation de la manière dont les Anciens Égyptiens voyaient le ciel transparaît dans les tableaux astronomiques figurés dans des tombeaux, des temples funéraires, des clepsydres et des cercueils. Les dessins des constellations étaient un élément important de ce catalogue – qui consigne des informations aussi bien écrites qu’iconiques – des phénomènes célestes. Ces dessins se présentent en deux groupes, sur les panneaux boréaux et méridionaux des tableaux astronomiques. Il existait deux traditions différentes se rapportant aux constellations septentrionales représentées par des tableaux astronomiques dans les tombeaux de Senenmout et de Séthi Ier. À partir de l’analyse de l’emplacement des figurations de constellations se trouvant dans ces documents et de la vérification approfondie de la vaste collection des sources concernant le sujet – fondé sur le principe des ressemblances iconiques et à l’aide du logiciel planetarium –, cet essai identifie les motifs stellaires d’où proviennent les constellations de l’Ancienne Égypte.

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181-200

François René Herbin, « Une introduction à la « formule pour présenter les offrandes » (en marge d’une publication prochaine, 1) »
François René Herbin

Essai de synthèse sur une formule religieuse dont les premières attestations remontent au tout début du Nouvel Empire, réalisé ici sur la base d’une version démotique conservée sur le P. Bodl. MS. Egypt. a.3(P). Le texte est dépourvu de titre, mais il s’agit, comme l’indiquent plusieurs parallèles, d’un des derniers témoins connus d’une « formule pour déposer les offrandes » (rA n wAH xwt). Son analyse linéaire, mais aussi l’examen des différents contextes où elle apparaît au cours de son histoire, permet d’en situer la lecture dans le calendrier religieux. La présence de cette formule dans le manuscrit d’Oxford à côté d’une version originale du Rituel de faire sortir Sokar de la STyt dont la lecture tombe le 25 Khoiak (date explicitement mentionnée en II, 1), ainsi que nombre d’éléments internes, confirment si besoin était son appartenance au corpus des rites osiriens de ce mois.

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201-232

Florence Saragoza, « Anubis au manteau, des rives du Nil aux murs de Pompéi »
Florence Saragoza

L’Anubophore compte parmi les figures isiaques bien attestées par les sources textuelles et matérielles d’époque romaine. Au sein des processions, il incarne par ses attributs – un masque, un vêtement et une gestuelle particuliers – le dieu Anubis. Si ce personnage semble trouver son origine dans une figure de prêtre de l’Égypte du Ier millénaire, son transfert iconographique vers l’Occident s’est accompagné d’une transformation du sens et de la valeur de cette image.

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233-246

Franck Monnier, « Les pyramides dans les problèmes mathématiques égyptiens »
Franck Monnier

Le papyrus Rhind place les pyramides au centre de quelques problèmes en lien avec des calculs de seqed et de hauteur. Deux autres énoncés, les problèmes pRhind no 60 et pMoscou no 14, ont été maintes fois mis en parallèle avec ces derniers et commentés en raison des difficultés d’interprétation qu’ils suscitent. La terminologie employée, le contexte des exercices, mais aussi l’état de l’archéologie peuvent permettre d’identifier les constructions décrites. L’architecture autorise également quelques comparaisons significatives qui amènent à nous interroger sur l’une des sources d’inspiration des papyri mathématiques du Moyen Empire.

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247-280

Françoise Lecocq, « L’oiseau bénou-phénix et son tertre sur la tunique historiée de Saqqâra. Une interprétation nouvelle »
Françoise Lecocq

Depuis la découverte en 1922 de la tunique historiée de Saqqâra, les études se sont succédé pour la dater et l’interpréter, sous différents angles. Dans ce document d’époque romaine, on a reconnu le bénou d’Héliopolis sur la butte de la création originelle. Mais l’iconographie de l’oiseau est influencée par le mythe gréco-romain du phénix, puisqu’un jeu de mots remplace le traditionnel héron cendré par un flamant rose, phoinikopteros, tel qu’il se voit aussi approximativement à la même époque sur la monnaie d’Hadrien intronisant le phénix comme symbole impérial ; il n’a pas un « bec de vautour » en référence au hiéroglyphe de l’année. Quant à la butte, son curieux décor ne montre ni « bandelettes sacrées », ni « flammes », ni « rochers » symbolisant les douze mois de l’année, mais treize plants de papyrus et les sept bouches du Nil, c’est-à-dire une image gréco-romaine du delta, dans une lecture topographique horizontale qui se superpose à la lecture verticale et temporelle.

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281-298

Hugues Perdriaud, « L’an 6 de Taharqa, l’année des “merveilles”.
“Une chose pareille n’avait pas été vue depuis le temps des anciens […]” (Kawa V, l. 5) »
Hugues Perdriaud

Sur l’ensemble des cinq stèles royales découvertes au début du XXe siècle dans les vestiges du « temple T » fondé par Taharqa (XXVe dynastie dite « éthiopienne ») sur le site moderne de Kawa, au Soudan, trois font explicitement référence à l’an VI du règne. Cette année semble avoir été particulièrement riche en évènements positifs prompts à servir le récit ultérieur de la geste royale : une inondation généreuse, les retrouvailles d’un fils et de sa mère et la (re)fondation du sanctuaire de Kawa dédié à Amon. Cet article remet en perspective ces différents épisodes au moyen de l’analyse des textes des stèles et de leur rapprochement avec d’autres sources.

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299-305

Maxim Panov, « A Description of Egypt at the beginning of the 18th century by Grigorovich-Barsky
 »
Maxim Panov

L’article est consacré à la description de l’Égypte, présentée dans les notes des voyages du début des années 1800. Il contient certains passages de carnets de voyage de pèlerin orthodoxe Basile Grigorovitch-Barsky : Les extraits de son œuvre, mal connue de la plupart des lecteurs non-russes, sont traduits en anglais pour la première fois. À titre de comparaison, le compte rendu de son contemporain, Paul Lucas, un naturaliste et écrivain français, qui traversait une grande part du territoire égyptien et visitait les curiosités anciennes, est cité. Une bonne place est réservée aux commentaires sur les aiguilles de Cléopâtre, parce que les deux voyageurs admirèrent et dessinèrent les obélisques, situés dans leur lieu d’origine à Alexandrie.

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ENiM archives - 2019 (ISSN 2102-6629)

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ENiM 13 - 2020

3 article(s) - 9 mars 2020.


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Henri Charles Loffet
Un bien mystérieux Pa-di-Ousir, né de la dame Setcha-iret-binet
(ENiM 13, p. 79-92 — 9 mars 2020) Consulter

Steven R.W. Gregory
Horus Joins the Barque of Cosmic Authority. Observations Regarding Aspects of Coffin Text Spell 148
(ENiM 13, p. 63-77 — 4 mars 2020) Consulter

Gábor W. Nemes
The mythological importance of the constellation Msḫtjw in mortuary representations until the end of the New Kingdom
(ENiM 13, p. 1-61 — 10 février 2020) Consulter

Maxim Panov
A Description of Egypt at the beginning of the 18th century by Grigorovich-Barsky
(ENiM 12, p. 299-305 — 3 décembre 2019) Consulter

Hugues Perdriaud
L’an 6 de Taharqa, l’année des “merveilles”. “Une chose pareille n’avait pas été vue depuis le temps des anciens […]” (Kawa V, l. 5)
(ENiM 12, p. 281-298 — 29 octobre 2019) Consulter

Françoise Lecocq
L’oiseau bénou-phénix et son tertre sur la tunique historiée de Saqqâra. Une interprétation nouvelle
(ENiM 12, p. 247-280 — 3 octobre 2019) Consulter

Franck Monnier
Les pyramides dans les problèmes mathématiques égyptiens
(ENiM 12, p. 233-246 — 30 août 2019) Consulter

Florence Saragoza
Anubis au manteau, des rives du Nil aux murs de Pompéi
(ENiM 12, p. 201-232 — 30 juillet 2019) Consulter

François René Herbin
Une introduction à la « formule pour présenter les offrandes » (en marge d’une publication prochaine, 1)
(ENiM 12, p. 181-200 — 26 juillet 2019) Consulter

Gyula Priskin
The Constellations of the Egyptian Astronomical Diagrams
(ENiM 12, p. 137-180 — 22 juillet 2019) Consulter

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Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III