Osiris

« Retour


Thomas Gamelin

« Le dieu Chemânefer. Un support théologique multiple au temple d’Esna » (ENIM 12, , p. 25-42)

Descendant le Nil depuis Kom Ombo, le dieu Sobek est appelé différemment lorsqu’il s’arrête un temps dans le temple d’Esna : il est nommé Chemânefer. Crocodilocéphales tous les deux, les contours iconographiques sont identiques, mais le nouveau dieu latopolite porte plusieurs couronnes qui reflètent les multiples caractères de Sobek dont il a hérités. Coiffé de la couronne-tjeni, Chemânefer acquiert des fonctions semblables à Sobek-Geb ; avec le hemhem sur la tête, le crocodile latopolite est un dieu-enfant prenant modèle sur Sobek-Horus ; portant le disque solaire, il est une forme animale prise par le soleil, comme c’est déjà le cas avec Sobek-Rê, mais sa nature comprend également une touche osirienne. L’ensemble des personnalités, quelque peu segmentées, du crocodile ombite est intégré en Chemânefer, tout en insistant sur l’idée que celles-ci ne sont en réalité que différentes facettes complémentaires qui s’unissent les unes aux autres au sein de cette nouvelle divinité.


Frédéric Servajean

« Le cycle du ba dans le Rituel de l’Embaumement P. Boulaq III, 8, 12-8, 16 » (ENIM 2, 2009, p. 9-23)

L’analyse de quelques passages du Rituel de l’Embaumement (P. Boulaq III) permet de reconstituer le cycle du ba dans un contexte spécifique de momification et de comprendre la logique des traditions sur lesquelles il se fonde, résultant de l’observation minutieuse de la nature.


Marguerite Erroux-Morfin

« Sombre chélidoine, glauque printemps » (ENIM 3, 2010, p. 43-51)

Quelques remarques concernant le fragment d’Athénée de Naucratis, Deipnosophistae XV, 677, en particulier la plante Chelidonium. Chelidonium corniculatum (L.) qui, en raison de la coloration sombre de ses feuilles, annonce la mort d’Antinoos.


Thierry Bardinet

« Osiris et le gattilier » (ENIM 6, 2010, p. 33-78)

Du lointain Orient, les Égyptiens ont importé une plante et sa graine qui étaient réputées avoir des vertus anaphrodisiaques et qui leur paraissaient, de ce fait, avoir des propriétés anti-séthiennes. Vouées pour cette raison à Osiris, elles furent employées pour assurer la protection de la momie contre le dieu Seth mais aussi pour protéger le médecin qui affrontait les démons des maladies ligués par ce dieu et mis au service du redoutable dieu Khonsou.


Pierre Meyrat

« De l’origine du bol en gneiss d’Aménirdis Ire (British Museum EA 4701) » (ENIM 6, 2010, p. 233-242)

Étude du bol en gneiss British Museum EA 4701, qui porte une brève formule protectrice d’Aménirdis Ire. D’après son profil et la pierre utilisée, et compte tenu de nos connaissances sur la Divine Adoratrice, il y a tout lieu de croire que ce récipient provient de la tombe du roi Khâsekhemoui à Umm el-Qa‘âb (Abydos). Un tel emprunt est certainement à mettre en rapport avec le culte d’Osiris, particulièrement important à la XXVe dynastie.


1539035 visites - 397 visite(s) aujourd'hui - 9 connecté(s)
© ENiM - Une revue d'égyptologie sur internet
Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III