ENiM 5 - 2012 (ISSN 2102-6629)

Sommaire

Pages
1-6

Mona M. R. El-Sayed, « A Fragmentary Faience Statuette in the Oriental Museum Durham University »
Mona M. R. El-Sayed

fr Publication d’une statuette fragmentaire d’Amenmes, fils de Paouia (fin de la XIXe dynastie et dĂ©but de la XXe), conservĂ©e Ă  l’Oriental Museum, UniversitĂ© de Durham. Cet objet complĂšte le dossier de ce personnage dĂ©jĂ  bien connu.

uk Publication of a fragmentary statuette of Amenmes, son of Ouia (end of the XIXth dynasty and beginning of the XXth), kept in the Oriental Museum, University of Durham. Amenmes is already known by the other documents.

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7-18

Ludovic Lefebvre, « Les ArsinoĂ© de la GrĂšce continentale et insulaire au IIIe siĂšcle av. J.-C. Un exemple de MĂ©tonomasie »
Ludovic Lefebvre

fr Au IIIe siĂšcle avant JĂ©sus-Christ, plusieurs citĂ©s de GrĂšce dĂ©cidĂšrent d’adopter le nom d’une souveraine Ă©gyptienne d’origine macĂ©donienne. Deux souveraines furent concernĂ©es : ArsinoĂ© II Philadelphe et ArsinoĂ© III Philopator. L’acte de changer de nom – la mĂ©tonomasie – n’était pas un acte anodin pour ces citĂ©s ancestrales ; les facteurs qui y prĂ©ludĂšrent et les consĂ©quences qui en rĂ©sultĂšrent sont Ă©tudiĂ©s dans cet article.

uk Several cities of Greece decided to renew their denominations with the name of a macedonian queen in the third century BC. Two rulers were concerned: Arsinoe II Philadelphos and Arsinoe III Philopator. The act of changing its name was not insignificant for these ancestral cities. This article deals with the reasons and the consequences of this phenomenon.

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19-30

Bernadette Menu, « Le papyrus du Brooklyn Museum n° 35.1446
 et l’immigration syro-palestinienne sous le Moyen Empire »
Bernadette Menu

fr Le but de l’article est Ă  la fois de prĂ©senter une synthĂšse gĂ©nĂ©rale du contenu du papyrus du Brooklyn Museum n° 35.1446 et de prĂ©ciser le statut des quelque 95 personnes qui figurent sur la liste du verso. Il s’avĂšre que celles-ci sont toutes d’origine syro-palestinienne et que leur venue en Égypte s’inscrit dans le cadre d’une politique d’immigration soutenue par les rois des XIIe-XIIIe dynasties.

uk The aim of this paper is to present a general summary of the contents of P. Brooklyn Museum n° 35.1446 and to clarify the status of some ninety-five people who appear in the list on the verso. It turns out that all of them are Asiatics and that their entry into Egypt was part of an immigrapion policy upheld by the Kings of the XIIth-XIIIth Dynasties.

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31-37

David Klotz, « Articulata Forma Dei. A Cosmic Epithet from Esna and Medinet Habu
 »
David Klotz

fr Analyse d’une Ă©pithĂšte obscure provenant du temple d’Esna. Deux nouvelles attestations permettent la traduction suivante : « la voĂ»te cĂ©leste n’est qu’une partie de lui / d’elle » (gb.t ?y ?.t jm=f / jm=s). Des expressions semblables se rapportant aux membres divins sont Ă©galement analysĂ©e.

uk Analysis of an obscure epithet found at Esna temple. Two newly published attestations establish the following translation: “the celestial firmament is but a part of him / her (gb.t ?y ?.t jm=f / jm=s).” Similar expressions involving divine limbs are discussed.

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39-60

Janie Chun Hung Kee - Hassanein, « De Khaset-Dep Ă  Khaset-Tep : Ă©tude toponymique »
Janie Chun Hung Kee - Hassanein

fr Les temples grĂ©co-romains de ThĂ©baĂŻde, d’Edfou et de Dendara, font occasionnellement Ă©tat de graphies Khaset-DP / Khaset-TP pour Ă©voquer la Haute et la Basse-Égypte. L’étude des sources montre que l’on a affaire Ă  un toponyme unique, se rĂ©fĂ©rant, dans les deux cas, Ă  Dep de Bouto (Tep en dĂ©motique) ; appliquĂ© au Sud, il procĂšde d’une transposition de gĂ©ographie sacrĂ©e du Nord sur le Sud, explicitement Ă©tablie par le contexte gĂ©nĂ©ral des documents. Excursus : prĂ©sentation synoptique de listes gĂ©ographiques Ă©numĂ©rant des dĂ©esses Hathor.

uk The Greek-roman temples of the region of Thebes, Edfu and Dendara occasionally attest some written forms Khaset-DP / Khaset-TP, evoking Upper and Lower-Egypt. The study of the sources shows that we deal with a unique toponym, referring in both cases to Dep of Buto (Tep in demotic) ; concerning the South, it proceeds from a transposition of a sacred geography from North to South, which is clearly demonstrated by the general context of the documents. Excursus: synopsis of geographical lists showing Hathor goddesses.

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61-71

SĂ©bastien Biston-Moulin, « Le roi SĂ©nakht-en-RĂȘ AhmĂšs de la XVIIe dynastie »
SĂ©bastien Biston-Moulin

fr Publication de deux Ă©lĂ©ments d’une porte de grenier au nom du roi SĂ©nakht-en-RĂȘ AhmĂšs rĂ©cemment dĂ©couverts prĂšs du temple de Ptah Ă  Karnak. Les Ă©lĂ©ments mis au jour permettent de prĂ©ciser l’identitĂ© de ce roi de la XVIIe dynastie dont seul le nom de couronnement Ă©tait connu par des listes royales posthumes et de lever dĂ©finitivement les incertitudes concernant son nom de naissance : AhmĂšs. Les dĂ©signations SĂ©nakht-en-RĂȘ TaĂą Ier et SĂ©nakht-en-RĂȘ Siamon doivent donc aujourd’hui ĂȘtre abandonnĂ©es. La proposition d’identification de la tombe de ce roi dans le rapport de la commission d’enquĂȘte ramesside du Papyrus Abbott doit Ă©galement ĂȘtre Ă©cartĂ©e. Il n’y a qu’un seul roi dont le nom de naissance est TaĂą : SĂ©qen-en-RĂȘ. Le nom de fils de RĂȘ de SĂ©nakhat-en-RĂȘ conduit Ă  rattacher ce roi Ă  la famille royale ahmoside de la fin de la XVIIe dynastie et du dĂ©but de la XVIIIe dynastie dont il est Ă  ce jour le plus ancien reprĂ©sentant connu. Enfin, les documents qui ne portent que le nom de fils de RĂȘ « AhmĂšs » peuvent dĂ©sormais ĂȘtre attribuĂ©s soit Ă  SĂ©nakht-en-RĂȘ AhmĂšs, soit Ă  Neb-Pehety-RĂȘ Ahmosis.

uk Publication of two elements of a granary door bearing the name of king Senakhtenre Ahmose recently discovered near the temple of Ptah at Karnak. The inscriptions allow this king of the seventeenth dynasty, previously only known through the coronation name in later king-lists, to be identified more precisely. They also finally resolve uncertainties about his birth name: Ahmose. The designations of Senakhtenre Tao I or Senakhtenre Siamun for this king must be abandoned. Suggestions for identifying the king’s tomb in the Ramesside report of investigations in the Theban necropolis recorded in Papyrus Abbott must also be rejected. Only one king bears the birth name Tao: Seqenenre. That Ahmose is the son of Re name of Senakhtenre leads to the conclusion that this king must be a member of the Ahmoside royal family of the late seventeenth and early eighteenth dynasties, of which he is to date the oldest known representative. Finally, documents that bear only the son of Re name “Ahmose” can now be attributed to either Senakhtenre Ahmose or Nebpehtyre Ahmose.

Pages
73-102

Anne-Sophie von Bomhard, « Ciels d’Égypte. Le « ciel du sud » et le « ciel du nord » »
Anne-Sophie von Bomhard

fr Depuis les temps anciens jusqu’aux pĂ©riodes tardives, les Anciens Égyptiens, pour dĂ©crire le ciel, distinguaient le « ciel du sud » et le « ciel du nord », aussi bien dans les textes que dans l’iconographie. Les reprĂ©sentations de la voĂ»te cĂ©leste qui apparaissent sur des plafonds ou des couvercles de sarcophages permettent d’identifier les astres principaux du ciel dit « mĂ©ridional » comme Ă©tant ceux qui se dĂ©placent sur l’écliptique avec, essentiellement, les Ă©toiles-dĂ©cans qui balisent le parcours quotidien et annuel du soleil. Le ciel « septentrional », quant Ă  lui, est le domaine des constellations borĂ©ales, visibles toute l’annĂ©e et, pour cette raison, dĂ©nommĂ©es par les Égyptiens « Celles qui ne connaissent pas la destruction ». L’opposition « spatiale » s’accompagne d’une opposition « mythologique » : les constellations du ciel du nord sont liĂ©es Ă  l’idĂ©e d’immortalitĂ© car on ne les voyait jamais disparaĂźtre dans la Douat. À l’inverse, les ensembles stellaires situĂ©s plus au sud, dont les prototypes sont Sirius et Orion, qui sont absents du ciel un certain temps au cours de l’annĂ©e, sont comparĂ©s aux vivants : ils « vivent » lorsqu’ils brillent au firmament, et « meurent » lors de leur invisibilitĂ©, qui est ressentie comme un sĂ©jour dans la Douat. Ces observations expliquent de nombreuses allusions retrouvĂ©es dans les Textes de Pyramides.

uk From very early times down to the late periods, the Ancient Egyptians describing the firmament distinguished the “southern sky” and the “northern sky” in their texts as well as in their iconography. Representations of the sky that appear on ceilings or coffin lids permit to identify the main stars in the sky called “southern” as those that move along the ecliptic comprising, in essence, the decanal stars that mark the daily and annual course of the sun. The northern sky, on the other hand, is the domain of the boreal constellations that are visible throughout the year, which is why the Egyptians called them “Those who do not know destruction”.The “spatial” opposition is accompanied by a “mythological” one: the constellations of the northern sky are tied to the notion of immortality because they can never be seen to vanish into the Duat. Inversely, the constellations situated further to the south, with Sirius and Orion as prototypes, which are absent from the sky during a certain lapse of time in the year, are compared to the living: they “live” while they sparkle in the night firmament and “die” during their invisibility, which is perceived as a passage in the Duat. These observations explain a great variety of mythological allusions issuing from the Pyramid Texts.

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103-113

FrĂ©dĂ©ric Servajean, « Le conte des Deux FrĂšres (3). À propos de l’expression kȝ.t tȝḥw.t »
Frédéric Servajean

fr Analyse lexicographique du terme tȝḥw.t dans l’expression kȝ.t tȝḥw.t mentionnĂ©e dans le conte des deux frĂšres.

uk Lexicographical analysis of the word tȝḥw.t in the expression kȝ.t tȝḥw.t mentioned in the Tale of Two Brothers.

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115-117

Fabien Hertier, « Deux mentions du prĂŠnomen d’AkhĂ©naton
dans une encyclopĂ©die byzantine du Xe siĂšcle  »
Fabien Hertier

fr L’encyclopĂ©die byzantine de Suidas (Souda), du Xe siĂšcle, nous offre, sous la forme « NephersĂŽphris », la seule attestation connue du prĂŠnomen d’AkhĂ©naton dans les sources grecques. Cette mention de l’hĂ©rĂ©tique en plein Moyen-Âge, prenant l’aspect d’un court proverbe Ă©voquant sa lĂ©gende noire, prouve que le souvenir du pharaon d’Amarna avait bel et bien survĂ©cu, de maniĂšre obscure, Ă  travers plus de deux mille ans d’histoire.

uk The Suda, a 10th century Byzantine encyclopedia, provides us with the only mention of Akhenaten’s praenomen in Greek sources (Nephersophris = Neferkheperura). This evocation of the heretical king, in the shape of a proverb focusing on the unlucky power of his name, proves that Akhenaten’s dark memory had survived by some unknown ways, over more than 2000 years.

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119-131

JĂ©rĂŽme Rizzo, « L’exclusion de Dw de l’espace sacrĂ© du temple  »
JĂ©rĂŽme Rizzo

fr Forme superlative de l’impur dans le lexique de l’Égypte ancienne, Dw constitue Ă  ce titre une expression majeure du mal. Il n’est alors guĂšre surprenant qu’un vĂ©ritable arsenal soit disposĂ© sur les points stratĂ©giques du temple Ă©gyptien, incarnation des notions de puretĂ© et de sacrĂ©, afin de maintenir cette menace hors du temenos.

uk Superlative form of the impure in the lexicon of ancient Egypt, Dw constitutes as such a major expression of the evil. It is then hardly surprising that a real arsenal is arranged on the strategic points of the Egyptian Temple, embodiment of the notions of purity and sacredness, to maintain this threat outside the temenos.

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133-149

StĂ©phane Pasquali, « Trois fonctionnaires memphites du Nouvel Empire »
Stéphane Pasquali

fr Publication de deux fragments de reliefs provenant de la nĂ©cropole de Memphis du Nouvel Empire. Les inscriptions de ces blocs mentionnent un prĂȘtre du temple de Ptah (du terrain-baH) datant de la fin de la XVIIIe dynastie, Ipy, son frĂšre anonyme et un autre fonctionnaire anonyme du « temple de RamsĂšs II uni-Ă -la-maĂąt-de-Ptah dans le domaine d’Hathor », peut-ĂȘtre le gouverneur de Memphis Amenhotep-Houy (Ă©poque de RamsĂšs II).

uk Publication of two decorated blocks from the New Kingdom necropolis of Memphis. These blocks mention in their inscriptions a priest of the Ptah temple (of the baH-land) from the late XVIIIth Dynasty, Ipy, his anonymous brother and another anonymous official of the “temple of Ramesses II united-with-the-maat-of-Ptah in the Estate of Hathor”, maybe the Governor of Memphis Amenhotep-Huy (temp. Ramesses II).

Pages
151-165

Alexandra Nespoulous Phalippou, « L’amnistie dĂ©crĂ©tĂ©e en l’an 21 de PtolĂ©mĂ©e Épiphane (185/184 a. C.) »
Alexandra Nespoulous Phalippou

fr Deux sources mettent en Ă©vidence la proclamation d’une amnistie pĂ©nale en l’an 21 du rĂšgne de PtolĂ©mĂ©e Épiphane et Ă©clairent d’un jour nouveau la politique de pacification dĂ©veloppĂ©e par ce souverain : il s’agit d’un passage du dĂ©cret sacerdotal datĂ© de l’an 23 de PtolĂ©mĂ©e Épiphane (stĂšle Caire RT 2/3/25/7, l. 19 20 ; stĂšle Caire JE 44901, l. 11 12) et d’ordonnances royales contenues sur un papyrus grec (C. Ord. Ptol. n° 34 = P. Kroll + P. Palau Rib. inv. 172a et b) que nous proposons Ă©galement de dater de l’an 21 d’Épiphane.

uk Two documents show the proclamation of a penal amnesty in the 21th year of the reign of Ptolemy Epiphanes and bring to light the pacification’s policy developed by this sovereign: there are an extract of the sacerdotal decree of the 23th year of Ptolemy Epiphanes (stele Kairo RT 2/3/25/7, l. 19 20 ; stele Kairo JE 44901) and royal ordinances on a greek papyrus (C. Ord. Ptol. n° 34 = P. Kroll + P. Palau Rib. inv. 172a et b) which we suggest to date from the 21th year of Ptolemy Epiphanes.

Pages
167-194

Catherine Grataloup, « CĂ©ramiques calcaires d’époque perse et des derniĂšres dynasties indigĂšnes
Ă  ThĂŽnis-HĂ©raclĂ©ion »
Catherine Grataloup

fr Les recherches sur le site immergĂ© de ThĂŽnis-HĂ©racleion, dans la zone occidentale du Delta du Nil, ont permis de mettre au jour une sĂ©rie de cĂ©ramiques fines appartenant Ă  une production Ă©gyptienne. Ces vases Ă  liquide, issus de secteurs caractĂ©risĂ©s par des occupations qui concernent la pĂ©riode achĂ©mĂ©nide et les dynasties indigĂšnes, prĂ©sentent des caractĂ©ristiques typologiques qui ne les rattachent pas au Corpus Ă©gyptien. En revanche, la comparaison avec certaines cĂ©ramiques nĂ©o-assyriennes permet de suggĂ©rer des concordances typologiques. Cet article signale des rapprochements avec du matĂ©riel de SaqqĂąra et de Tell el-Herr (partie septentrionale de la pĂ©ninsule sinaĂŻtique). En annexe est prĂ©sentĂ© un vase BĂšs en mĂ©tal qui par son profil se rapproche des vases en cĂ©ramique de l’article, mais qui par son dĂ©cor est assez singulier. Par ailleurs, mention est faite d’un type d’amphore de table peinte importĂ©e rĂ©guliĂšrement associĂ©e aux contextes des cĂ©ramiques calcaires prĂ©sentĂ©es.

uk Fieldwork at the underwater settlements of ThÎnis-Herakleion, in the West Nile Delta, have uncovered Egyptian and imported pottery, notably a specific Egyptian fine ware consisting mainly of drinking vessels. These ceramics, from two contexts dated to the Achaemenid period and the native Dynasties, present typological characteristics which do not belong to the standard Egyptian ceramic corpus. This study suggests one axis of research relating to this corpus; comparison with the Neo-Assyrian ceramic repertoire allows some similarities to be observed. Some connections with ceramics from Saqqùra and Tell el-Herr (in the northern part of the Sinai Peninsula) are also taken into account. Further, a metal Bes vase is discussed owing to its shape and its «hybrid» decoration, alongside a type of imported painted table amphora regularly associated with the context of the ceramic-types treated

Pages
195-213

AnaĂŻs Martin, « L’embaumeur est-il « out » ( ) ? »
AnaĂŻs Martin

fr Alors que le terme « out » dĂ©signe couramment l’embaumeur, certains indices trouvĂ©s sur les parois des tombes de l’Ancien Empire tendent Ă  montrer que la charge du out est plus vaste qu’il n’y paraĂźt. En effet, l’étude des scĂšnes de procession funĂ©raire et de prĂ©sentation des offrandes, ainsi que de la titulature des propriĂ©taires des tombes suggĂšre que la fonction du out dĂ©passe le cadre de la momification pour englober tout le processus de ritualisation du dĂ©funt.

uk While the term wt often refers to the embalmer, some indications on the walls of Old Kingdom tombs suggest that the duty of a wt is actually much wider. Study of the scenes of the funeral procession and presentation of offerings, as well as the tomb owners’ titles, shows that the wt’s duty extends beyond mummification and encompasses the entire process of the deceased’s ritualization.

Pages
215-255

Sandra L. Lippert, « L’étiologie de la fabrication des statuettes osiriennes au mois de Khoiak
et le Rituel de l’ouverture de la bouche d’aprĂšs le papyrus Jumilhac »
Sandra L. Lippert

fr La lĂ©gende de la dĂ©couverte de la tĂȘte tranchĂ©e d’Osiris Ă  Nedjit par Anubis et de l’ouverture de sa bouche afin de lui faire divulguer les endroits oĂč il faut chercher les membres dispersĂ©s du dieu est racontĂ©e dans le papyrus Jumilhac en cinq versions plus ou moins circonstanciĂ©es. Une nouvelle comprĂ©hension de ces passages permet d’y reconnaĂźtre l’étiologie de la fabrication de statuettes osiriennes en argile lors des festivitĂ©s du mois de Khoiak et Ă©claire les pratiques locales de HardaĂŻ, non mentionnĂ©es dans le long texte du « Rituel de Khoiak » Ă  Dendara.

uk Papyrus Jumilhac contains five more or less extensive versions of a myth according to which Anubis discovered the severed head of Osiris at Nedjit; the subsequent performance of an opening of the mouth enabled the head to reveal the places where the missing body parts are to be found. A corrected reading of essential phrases allows us to recognize the myth as an aetiology explaining the fabrication of Osirian clay figures during the festival of Khoiak. Furthermore, this new understanding sheds light on the local practices at Hardai which are not described in the famous Khoiak text at Dendera.

Pages
257-283

Franck Monnier, « Quelques rĂ©flexions sur le terme « jnb » ,  »
Franck Monnier

fr Cet article propose de nouveaux Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion concernant le substantif jnb, ainsi qu’une discussion sur l’origine de l’idĂ©ogramme qui lui est associĂ©. Les chercheurs ne s’accordent pas encore tous sur sa signification, et sa prĂ©sence dans un texte est souvent interprĂ©tĂ©e comme la volontĂ© d’évoquer une fortification ou un mur d’enceinte. L’analyse d’une sĂ©lection de documents permet d’affiner la comprĂ©hension de ce terme architectural.

uk This article proposes new interpretations of the noun jnb, as well as a discussion of the origin of the ideogram which is associated with it. Scholars still do not agree on the meaning of the term, and its presence in a text is often understood as referring to a fortification or an outer wall. An analysis of a selection of documents allows the meaning of this architectural term to be refined.

Pages
286-314

François RenĂ© Herbin, « La tablette hiĂ©roglyphique MMA 55.144.1 »
François René Herbin

fr Étude de la tablette en calcite MMA 55.144.1, portant sur chacune de ses faces neuf lignes d’un texte religieux Ă©crit en caractĂšres hiĂ©roglyphiques. Elle est au nom d’un certain Hor-p(a)-Ăąa fils de Djehouty-her, qui occupait comme son pĂšre d’éminentes fonctions dans le clergĂ© de Thot Ă  Hermopolis, probablement Ă  l’époque ptolĂ©maĂŻque. L’un comme l’autre sont inconnus par ailleurs dans la documentation locale. L’originalitĂ© de l’inscription, qui intĂšgre quelques extraits du Livre de parcourir l’éternitĂ©, rĂ©side dans la maniĂšre dont est traitĂ©e la relation entre le dĂ©funt et Osiris, en associant Ă©troitement le titulaire de la tablette aux rites de renaissance du dieu au mois de Khoiak.

uk Study of the calcite tablet MMA 55.144.1, bearing on each side nine lines of a religious text written in hieroglyphs. It belongs to a Hor-p(a)-ña son of Djehouty-her, who both held important duties in the clergy of Thot at Hermopolis, probably in the Ptolemaic period. Both are otherwise unknown in the local documentation. The original feature of the inscription, in which are inserted some excerpts from the Book of traversing Eternity, lies in the way the relationship between the deceased and Osiris is treated, by associating closely the tablet’s owner to the revival rites of the god during the month of Khoiak.

ENiM 13 - 2020

9 article(s) - 27 juillet 2020.



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