ENiM 3 - 2010 (ISSN 2102-6629)

Sommaire

Pages
1-21

FrĂ©dĂ©ric Servajean, « L’« hĂ©ritier du temps ». À propos de l’épithĂšte jwʿw nḥḥ »
Frédéric Servajean

fr L’épithĂšte jwʿw nḥḥ, l’ « hĂ©ritier du temps », renvoie essentiellement Ă  Osiris ou Ă  la divinitĂ© solaire dans certains de ses aspects. Il s’agit d’une divinitĂ© qui se rĂ©gĂ©nĂšre pĂ©riodiquement en dĂ©butant rĂ©guliĂšrement un nouveau cycle temporel neheh annuel ou diurne.

uk The attribute jwʿw nḥḥ, the « Heir of time », refers essentially to Osiris or to the solar divinity under some of its aspects. It is a divinity who regenerates periodically herself beginning regularly a new temporal cycle neheh annual or diurnal.

Pages
23-42

Isabelle RĂ©gen, « Une brique magique royale. Birmingham 1969 W 478 »
Isabelle RĂ©gen

fr Publication d’une brique magique occidentale anonyme conservĂ©e au musĂ©e de Birmingham (1969 W 478). AprĂšs examen, il apparaĂźt que la brique n’était pas anonyme dĂšs sa conception mais que le nom du bĂ©nĂ©ficiaire a Ă©tĂ© perdu. En dĂ©pit de la perte de la sĂ©quence nominative, l’étude typologique et textuelle de la brique permet de conclure que cet objet appartenait Ă  un roi. La datation demeure incertaine.

uk Publication of an anonymous western magical brick kept in Birmingham Museum (1969 W 478). A close examination shows that the object was not originally anonymous and that the name of the owner was lost. Despite of the lack of the owner’s identity, the typological study of the brick and of its text allows to state that this object belonged to a royal funerary equipment. The datation remains uncertain.

Pages
43-51

Marguerite Erroux-Morfin, « Sombre chĂ©lidoine, glauque printemps »
Marguerite Erroux-Morfin

fr Quelques remarques concernant le fragment d’AthĂ©nĂ©e de Naucratis, Deipnosophistae XV, 677, en particulier la plante Chelidonium. Chelidonium corniculatum (L.) qui, en raison de la coloration sombre de ses feuilles, annonce la mort d’Antinoos.

uk Some reflections about Athenaeus’fragments in Deipnosophistae XV, 677, and specially the plant called Chelidonium. Chelidonium corniculatum (L.) fortells Antinoos’ death due to the fact that the leaves coloration is glaucous.

Pages
53-66

Thierry Bardinet, « La contrĂ©e de OuĂąn et son dieu »
Thierry Bardinet

fr Deux formules magiques tirĂ©es d’un texte mĂ©dical du dĂ©but du Nouvel Empire mentionnent un dieu surnommĂ© par les Égyptiens « celui de l’étranger », apparemment liĂ© Ă  une fĂ©dĂ©ration de tribus appartenant au groupe des Shosou. Ce dieu Ă©tait adorĂ© dans une contrĂ©e Ă©trangĂšre appelĂ©e OuĂąn, que l’on peut situer en Édom. Dieu unique particuliĂšrement violent, il Ă©tait identifiĂ© dans la phrasĂ©ologie magique Ă©gyptienne au dieu BĂ©bon, forme sĂ©thienne du dieu Thot.

uk Two magic formulas taken from a medical text dating from the beginning of the New Kingdom refer to a god whom the Egyptians called “He from the foreign countries” apparently a divinity linked to a federation of tribes belonging to the Shosou group. This god was worshipped in a foreign land called Ouñn, somewhere in the region of Edom. This god unique and particularly violent was identified in magic Egyptian phraseology as the god Bebon, the sethian form of the god Thot.

Pages
67-75

David Klotz, « Two Curious Orthographies for Khepri »
David Klotz

fr Analyse de deux orthographes non reconnues auparavant du nom Khepri. Le premier exemple est gĂ©nĂ©ralement Ă©crit « gorge et Ɠil », la lecture repose pratiquement entiĂšrement sur le contexte. Le second est le trigramme bien connu « lotus-lion-bĂ©lier», qui pourrait designer Khepri comme le pendant logique d’Atoum, le dieu reprĂ©sentĂ© dans l’autre trigramme.

uk Discussion of two previously unrecognized orthographies of the name Khepri. The first example is written generally as “throat and eye,” and the reading is established almost entirely from context. The second is the well-known trigram “lotus-lion-ram,” which could designate Khepri as the logical pendant of Atum, the god represented in the other trigram.

Pages
77-107

Bernard Mathieu, « Mais qui est donc Osiris ? Ou la politique sous le linceul de la religion »
Bernard Mathieu

fr L’invention de la figure osirienne et de sa thĂ©ologie, probablement au dĂ©but de la Ve dynastie, fut un Ă©vĂ©nement considĂ©rable dans l’histoire Ă©gyptienne, dont l’impact dĂ©passa mĂȘme le cadre strict de l’État pharaonique. On tente de montrer ici que les Textes des Pyramides, dans un grand nombre de formules, permettent de prĂ©ciser les modalitĂ©s institutionnelles et les motivations politiques de l’instauration et de la diffusion de la doctrine osirienne.

uk The invention of the Osirian figure and his theology, probably at the beginning of the 5th Dynasty, has been a considerable event in Egyptian history, whose impact exceeded largely Pharaonic State borders. The aim of this paper is to show to what extent, through a large number of Spells, the Pyramid Texts make it possible to specify the institutional ways and the political motivations of the introduction and the diffusion of the Osirian dogma.

Pages
109-136

Catherine Defernez, « Quatre vases BĂšs provenant de Tell el-Herr (Nord-SinaĂŻ). »
Catherine Defernez

fr Les vases Ă  figuration de BĂšs sont, Ă  ce jour, notablement attestĂ©s dans les contextes stratigraphiques de Tell el-Herr (situĂ© dans la partie septentrionale de la pĂ©ninsule sinaĂŻtique), qu’ils soient de nature domestique, militaire ou cultuelle. Leur pĂ©rennitĂ© sur plusieurs dĂ©cennies d’occupation du site permet dorĂ©navant une classification fine des vaisselles spĂ©cifiques de la pĂ©riode qui nous intĂ©resse ici : la pĂ©riode qui s’échelonne du milieu du Ve siĂšcle au premier quart du IVe siĂšcle av. n.Ăš. Parmi les formes identifiĂ©es, certaines d’entre elles se dĂ©marquent, outre par leur dĂ©cor, par leur profil atypique. Cette contribution met en avant quatre vases dont la raretĂ© des tĂ©moignages tant en Égypte que dans les territoires limitrophes, tout comme le degrĂ© de raffinement avec lequel ces vases furent confectionnĂ©s, incitent Ă  supposer que leur genĂšse participe peut-ĂȘtre d’un rĂ©pertoire autre que celui de la cĂ©ramique. Certaines caractĂ©ristiques autorisent des connexions avec le rĂ©pertoire de la vaisselle d’apparat en mĂ©tal, en pierre, ou en terre cuite.

uk The Bes figure vases have been, to this day, significantly attested in the stratigraphic contexts of Tell el-Herr (located in the northern part of the Sinaitic peninsula), whether of domestic, military or cultural nature. Their durability over several decades of occupancy of the site hence enables fine-tuned classification of the crockery specific to the period of interest here: the period ranging from the middle of the Vth century to the first quarter of the IVth century BC. Among the new shapes identified, some of them, in addition to their decoration, standing out by their atypical profile. This contribution highlights four vases whose the rarity of the testimonies in Egypt as well as in the boundary territories, just like the degree of refinement with which these vases were manufactured, lead to assume that their genesis may point to another repertoire as that of ceramic. Some characteristics suggest connections with the repertoire of metal, stone or earthen ceremonial crockery.

Pages
137-165

Mission Ă©gypto-française d’Atfih (MEFA), « Atfih, la zone centrale de l’HĂ©sateum (zone A). Travaux dans la nĂ©cropole des vaches sacrĂ©es (1) »
Mission Ă©gypto-française d’Atfih (MEFA)

fr Description de la partie centrale de la NĂ©cropole des vaches sacrĂ©es HĂ©sat d’Atfih, ancienne capitale de la 22e province de Haute-Égypte, l’une des Aphroditopolis de l’époque grecque. La MEFA a dĂ©gagĂ© la zone anciennement fouillĂ©e par Ahmed Moussa pour le compte du CSA, composĂ©e de deux sarcophages de vaches, datĂ©s de la fin de l’époque dynastique ou du dĂ©but de la pĂ©riode ptolĂ©maĂŻque. Les structures abritant les sarcophages utilisent des bocs provenant d’un Ă©difice plus ancien, appartenant probablement Ă  Osorkon l’Ancien (XXIe dynastie).

uk Description of the central part of the necropolis of the sacred cows Hesat at Atfih, the ancient capital of the 22nd province of Upper Egypt, one of the Aphroditopolis of the Greek period. The MEFA has cleared the area previously excavated by Ahmed Moussa for the SCA, composed of two sarcophagi of cows, dating from the late-dynastic or early Ptolemaic period. The structures in which are incorporated the sarcophagi have been built with reused blocks from an older building, probably belonging to Osorkon the Elder (XXI Dynasty).

Pages
167-176

AnaĂŻs Tillier, « Notes sur l’icherou »
AnaĂŻs Tillier

fr À la suite des brillants travaux de S. Sauneron et J. Yoyotte sur l’icherou, cet article revient sur certains aspects. Des textes du temple d’Hathor Ă  Dendera mettent en lumiĂšre le rĂŽle rituel de « faire un icherou », dans le cadre de l’apaisement de la DĂ©esse Lointaine et du retour de la crue. Un Ă©missaire de Sekhmet, appelĂ© le « Faiseur-d’icherou », pourrait remplir la mĂȘme fonction : apaiser la dĂ©esse et lui offrir un lieu propice Ă  la naissance de sa progĂ©niture. L’origine naturelle de l’icherou est liĂ©e Ă  la crue, comme le rapportent les rĂ©cits mythologiques sur le creusement du lac de Mout Ă  Karnak. Le lac fait rĂ©fĂ©rence aux mares d’eau apparaissant Ă  la lisiĂšre du dĂ©sert, avant le gonflement du fleuve. Ce phĂ©nomĂšne correspond Ă  la fonction mythologique de l’icherou dans l’apaisement et le retour de la DĂ©esse Lointaine, avant l’arrivĂ©e de la crue.

uk Following the seminal work of S. Sauneron and J. Yoyotte about the isheru, this article focuses on some aspects. Some texts from the Hathor’s temple of Dendera describe the ritual function of “making an isheru”, within the pacifying of the Far-Away Goddess and the return of the flood. One of the demons of Sekhmet, called the “Maker-of-isheru”, could play the same role in both pacifying the goddess and giving her a favourable place to give birth to her offspring. The natural origin of isheru is linked to the flood, as it is reported in the mythological texts about the digging of the Mout’s lake at Karnak. The lake refers to ponds appearing in the edge of the desert, before the river starts to swell. This phenomenon corresponds to the mythological role of isheru in the pacifying and the return of the Far-Away Goddess, before the arrival of the flood.

Pages
177-187

Dimitri Meeks, « Un dicton mĂ©connu (StĂšle Turin N 50049) »
Dimitri Meeks

fr La stĂšle Turin N 50049, dĂ©diĂ©e Ă  Amenhotep Ier divinisĂ©, comporte, outre un petit hymne qui lui est adressĂ©, un dicton dont la traduction prĂ©sente de nombreuses difficultĂ©s. L’ensemble du texte est examinĂ© en dĂ©tail, traduit et commentĂ©, afin de replacer le dicton dans son contexte.

uk Stela N 50049 of the Turin Museum, dedicated to Amenophis I deified contains, besides a little hymn addressed to him, a saying whose translation presents many difficulties. The whole text is examined in detail, translated and commented, in order to set it back in context.

Pages
189-192

Nicolas Manlius, « Un animal reprĂ©sentĂ© sur une Ă©tiquette de Nagada III. OryctĂ©rope ou fennec ? »
Nicolas Manlius

fr Une Ă©tiquette en ivoire reliĂ©e Ă  une jarre provenant de la tombe du roi Scorpion, Ă  Abydos, et datant de Nagada III, est le support d’une gravure reprĂ©sentant un animal Ă©nigmatique. Cet animal a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme Ă©tant un oryctĂ©rope, Orycteropus afer, car il possĂšde indubitablement des caractĂšres anatomiques appartenant Ă  cette espĂšce. Toutefois, il prĂ©sente Ă©galement des caractĂšres anatomiques de fennec, Fennecus zerda. Cette derniĂšre possibilitĂ© d’interprĂ©tation en ferait alors la seule reprĂ©sentation connue Ă  ce jour de fennec en Égypte pour les Ă©poques prĂ©dynastique et pharaonique.

uk An ivory label of a pottery coming from the king Scorpion’ tomb, to Abydos, and dating from Naqada III, carry a carving of an enigmatic animal. This animal was already point out like a Aardvak, Orycteropus afer, because it have beyond any doubt anatomical characteristics of this specie. However, it present equally anatomical characteristics of Fennec, Fennecus zerda. This last possibility of interpretation do of it the only representation of the Fennec known until now in Egypt during Predynastic and Pharaonic epochs.

Pages
193-213

Nagwa Arafa, « La stĂšle de PahĂ©rypedjet au MusĂ©e Ă©gyptien du Caire »
Nagwa Arafa

fr Étude de la stĂšle de PahĂ©rypedjet conservĂ©e au MusĂ©e du Caire et de quelques titres qui y sont mentionnĂ©s.

uk Study of the stele of Pahérypedjet of the Museum of Cairo and of some titles which are mentioned in the stele.

ENiM 13 - 2020

9 article(s) - 27 juillet 2020.



ENiM 1 à 13 (2008-2020) : 148 articles
701 622 téléchargements
1 267 558 consulations.

Index des auteurs Consulter
Mots clés Consulter

Derniers articles : Abonnez vous aux actualités

Franck Monnier
Données nouvelles sur les appareils de maçonnerie des grandes pyramides
(ENiM 13, p. 237-261 — 27 juillet 2020) Consulter

Laura Parys
La conception du monde inversĂ© dans le Dialogue d’un homme avec son ba
(ENiM 13, p. 217-235 — 8 juin 2020) Consulter

Matthieu BĂ©gon
Une probable représentation de la reine Meret-Neith en tant que régente du roi Den
(ENiM 13, p. 211-215 — 26 mai 2020) Consulter

Thierry Bardinet
La route d’OutĂ©net au mont Laban. Une nouvelle Ă©tude de deux conjurations du papyrus mĂ©dical Louvre E 32847
(ENiM 13, p. 151-209 — 12 mai 2020) Consulter

Mohamed Raafat Abbas
The Canaanite and Nubian Wars of Merenptah: Some Historical Notes
(ENiM 13, p. 133-149 — 11 mai 2020) Consulter

RĂ©ka Vadas
‘The Beautiful Place of Kyphi and Wine’. The Laboratory at Esna Temple
(ENiM 13, p. 93-132 — 29 avril 2020) Consulter

Henri Charles Loffet
Un bien mystérieux Pa-di-Ousir, né de la dame Setcha-iret-binet
(ENiM 13, p. 79-92 — 9 mars 2020) Consulter

Steven R.W. Gregory
Horus Joins the Barque of Cosmic Authority. Observations Regarding Aspects of Coffin Text Spell 148
(ENiM 13, p. 63-77 — 4 mars 2020) Consulter

GĂĄbor W. Nemes
The mythological importance of the constellation Msḫtjw in mortuary representations until the end of the New Kingdom
(ENiM 13, p. 1-61 — 10 fĂ©vrier 2020) Consulter

Maxim Panov
A Description of Egypt at the beginning of the 18th century by Grigorovich-Barsky
(ENiM 12, p. 299-305 — 3 dĂ©cembre 2019) Consulter



1953035 visites - 1214 visite(s) aujourd’hui - 7 connecté(s)
© ENiM - Une revue d’égyptologie sur internet
Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III