Karnak

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Julianna Kitti Paksi

« A New Reading to Ramesses III’s Great Double Stela. The Placement of Fragment C » (ENIM 10, , p. 117-129)

Le fragment C  (KRI V 247, 1–8) est un grand bloc détaché qui contient huit lignes de texte provenant de la double stèle de Ramsès III à Karnak. Sa position précise a été débattue depuis les années 1950. Cet article invoque des arguments philologiques et épigraphiques permettant de repositionner le bloc au niveau de la partie supérieure de la stèle septentrionale de Ramsès III. La nouvelle lecture des lignes 7 à 14 de la stèle septentrionale – qui est présentée ici en transcription hiéroglyphique, en translittération et en traduction – respecte la cohérence de l’articulation générale de l’inscription.


Sébastien Biston-Moulin

« De Sésostris Ier à Kamosis. Note sur un remploi de Karnak » (ENIM 4, 2011, p. 81-90)

Cet article est consacré au remploi d’un jambage de porte en calcaire dur au nom de Sésostris Ier ayant servi de support pour graver la deuxième stèle de Kamosis découverte en 1954 à Karnak. Un réexamen de la stèle au Musée de Louqsor et une plaque de verre des archives du Cfeetk (CSA/USR 3172 du Cnrs) datée de 1956 qui montre la stèle dans un meilleur état de conservation ont permis de lever une partie des difficultés de lecture signalées et de proposer une nouvelle identification des divinités représentées sur le jambage. Le dieu Amon et une déesse (que les restes du nom invitent à identifier à Mout ou Nekhbet) allaitant Sésostris Ier sont représentés sur le premier registre et la déesse Bastet conférant la vie au roi est présente sur le deuxième registre. Un examen des différents éléments à même de préciser la localisation d’origine de ce jambage et les événements ayant conduit à son remploi par Kamosis viennent conclure cette étude.


David Klotz

« Articulata Forma Dei. A Cosmic Epithet from Esna and Medinet Habu » (ENIM 5, 2012, p. 31-37)

Analyse d’une épithète obscure provenant du temple d’Esna. Deux nouvelles attestations permettent la traduction suivante : « la voûte céleste n’est qu’une partie de lui / d’elle » (gb.t ?y ?.t jm=f / jm=s). Des expressions semblables se rapportant aux membres divins sont également analysée.


Sébastien Biston-Moulin

« Le roi Sénakht-en-Rê Ahmès de la XVIIe dynastie » (ENIM 5, 2012, p. 61-71)

Publication de deux éléments d’une porte de grenier au nom du roi Sénakht-en-Rê Ahmès récemment découverts près du temple de Ptah à Karnak. Les éléments mis au jour permettent de préciser l’identité de ce roi de la XVIIe dynastie dont seul le nom de couronnement était connu par des listes royales posthumes et de lever définitivement les incertitudes concernant son nom de naissance : Ahmès. Les désignations Sénakht-en-Rê Taâ Ier et Sénakht-en-Rê Siamon doivent donc aujourd’hui être abandonnées. La proposition d’identification de la tombe de ce roi dans le rapport de la commission d’enquête ramesside du Papyrus Abbott doit également être écartée. Il n’y a qu’un seul roi dont le nom de naissance est Taâ : Séqen-en-Rê. Le nom de fils de Rê de Sénakhat-en-Rê conduit à rattacher ce roi à la famille royale ahmoside de la fin de la XVIIe dynastie et du début de la XVIIIe dynastie dont il est à ce jour le plus ancien représentant connu. Enfin, les documents qui ne portent que le nom de fils de Rê « Ahmès » peuvent désormais être attribués soit à Sénakht-en-Rê Ahmès, soit à Neb-Pehety-Rê Ahmosis.


Éloïse Noc

« Le sarcophage du musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun (no inv. 11.55) » (ENIM 7, 2012, p. 13-32)

Étude du sarcophage anthropomorphique n° inv. 11.55 du Musée d’Issoudun (France) (XXIe dynastie). Il appartient à une chanteuse d’Amon-Rê, roi des dieux, et musicienne du chœur de Mout, la Grande, maîtresse de l’Ichérou, dont le nom reste inconnu. Les inscriptions recouvrant le cercueil sont présentées, accompagnées d’une description iconographique.


Franck Monnier

« Une iconographie égyptienne de l’architecture défensive » (ENIM 7, 2012, p. 173-219)

Cet article propose une compilation de toutes les représentations égyptiennes relatives à l’architecture défensive, de la période protohistorique à la Basse Époque. L’inventaire ainsi dressé permet en outre quelques remarques et réflexions sur certains éléments de cette iconographie, sur la manière d’interpréter les illustrations de forts, mais aussi sur les limites que nous imposent les codes artistiques égyptiens.


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Équipe Égypte Nilotique et Méditerranéenne - UMR 5140 - « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes » (Cnrs) - Université Paul Valéry - Montpellier III